Atelier 2 mai

Bonjour,

en mai fais ce qu’il te plait….

le texte que vous écrirez sur le printemps sera plein de couleurs et d’odeurs … faites jouer vos cinq sens mais en mettant l’accent sur l’odorat, l’ouïe et la sensibilité aux couleurs. Un texte plaisir en quelque sorte !

merci et à vos plumes

Odilé

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2 réponses à Atelier 2 mai

  1. Claude Klein dit :

    Eclats vert tendre au bout des branches, le tilleul s’est réveillé
    De la cour, il déborde sur la rue pavée
    Bientôt, il projettera son ombre pour la rafraîchir
    Mais pas de muguet cette année, les plants n’ont pas résisté au soleil et à la sécheresse
    Trois immeubles plus loin, les mésanges les merles et les moineaux revivent
    Ils chantent, ils dansent : Eclats de joie, cris de poursuite dans le bouleau nain
    Ecorce blanche mouchetée de brun qui brille au soleil
    Ils se cachent dans les rameaux
    Ils volent de-ci de-là, grand cercle remplumé
    Les rosiers recouverts de boutons attendent avec d’offrir leur rouge écarlate
    Les fleurs blanches de l’arbuste du coin sont bien écloses
    Arrivées à petits pas
    Elles se sont installées, reflets en trompe-œil dans les fenêtres du rez-de-chaussée
    C’est le forsythia, toutes fleurs au vent, qui éclate d’un jaune maïs
    Eclaboussée d’or la palissade ressuscite
    Des teintes de vert
    Innombrables nuances allant du tendre au vert bouteille bien sonné
    Les bambous s’élèvent majestueux leurs jeunes pousses dressées arrogantes
    Couchées sur la terre meuble jacinthes et tulipes conversent sans faire de bruit
    Même le palmier fleurit – grappes blanches et beige, lourdes charges retombantes
    Et accrochées aux fenêtres des jardinières
    Des fleurs, des plantes, des herbes odorantes pour embaumer l’air
    En pleine ville, le silence s’est installé.
    Fini les remugles d’essence, disparues les traînés blanches des avions striant le ciel
    Seules résonnent des vocalises
    Les roucoulements des pigeons ramiers se faisant la cour sur les toits orangés
    Tandis que les premières gouttes détrempent les pavés gris-blanc de la cour intérieure
    Les nuages gris qui circulent, n’empêchent qu’au printemps se répondent
    Les sons, les couleurs et, très bientôt, les parfums.

  2. Marie-Pierre dit :

    Le matin à ma fenêtre je me plonge dans le vert parsemé de rose et de blanc du cœur de la forêt. Je guette l’agile course d’un écureuil dans les arbres. Comme s’il se savait regardé le petit rouquin s’en donne à cœur joie de branche en branche. Pour accompagner le spectacle de l’acrobate à la queue panaché, tous les oiseaux chantent. Parfois le corbeau annonce d’un croâ une figure plus périlleuse qu’une autre. Soudain, l’écureuil s’immobilise pour ménager un effet de surprise avant de reprendre sa course folle. Au sommet, je ne le vois plus mais le devine dans le balancement des feuilles. Le revoilà qui redescend et passe sur le tronc voisin. J’inspire très fort une bouffée d’être frais. C’est un nouveau jour de printemps qui commence et je compte le savourer tout en le teintant de vert, de rose, de blanc et de roux.

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