Atelier avril suite

Bonjour

nous partons en voyage … un pays de rêve, des vacances de rêve…

vous avez tous les droits. Juste une contrainte : le texte est à mettre au conditionnel… et la fin du texte devrait surprendre

A vos plumes

Odile

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3 réponses à Atelier avril suite

  1. Odile dit :

    Un coin de paradis
    Vous ne le trouverez ni dans les catalogues ni dans l’annuaire. L’adresse est confidentielle et le restera. Seuls les initiés connaissent cette petite île, surnommée île chauve souris, perdue dans l’Ocean Indien. Elle n’abrite qu’une lodge, trois pièces sous des poutres et coiffés d’une toiture de lataniers. Suite pour jeunes mariés, refuge pour méditer, retraite pour écrivains, atelier de peintre, son charme est le silence, les eaux turquoise, les poissons multicolores qui se jouent dans les coraux, le parfum vanillé des frangipaniers, les corolles vives des hibiscus qu’on se glisse dans la chevelure. On y séjourne à l’ombre des palmiers sous le vent. On guette les ébats et les jeux des dauphins au large. On a parfois la chance de surprendre la ponte d’une tortue marine. On y joue un Robinson moderne avec portable et sans Internet. Elle est petite mon île, si minuscule qu’une semaine suffit pour en faire dix fois le tour et le détour. La vie dans ce petit paradis est si belle, si parfaite, sans pluie ni bruit. Les repas sont livrés frais, divins et musicaux. Les soirées sont douces dans le crépuscule berce du chant des oiseaux marins et du lointain écho de quelque fête au loin.
    Ni télévision, ni cinéma, aucune contradiction la lecture est indispensable mais suspendue … l’ennui peu à peu s’infiltre et vous amène à souhaiter de quitter le paradis. Quand le bateau accoste pour prendre votre valise, vous êtes prêt. Vous rendez la clé au pilote, vous n’avez pas verrouillé la porte faute de lui trouver une serrure. Rien à voler au paradis. Vous êtes heureux de cette chance d’avoir, une semaine durant, été locataire, occupant numéro 215 et gardien momentané de l’île de Chauve souris.

  2. Odile zeller dit :

    Texte de Janine

    27 avril – PAYS DE RÊVE

    Aux premières lueurs de l’aube il y aurait les cris rauques des hommes, le blatèrement des méhara, l’agitation des femmes, les pleurs des enfants arrachés au sommeil. Ils éteindraient les feux et la caravane se mettrait en route dans un joyeux tintamarre, laissant derrière elle une traînée de poussière et l’odeur puissante de la sueur des hommes et des bêtes.
    Après plusieurs jours de marche les nomades arriveraient à la ville pour le grand mossem du printemps. Ils y rencontreraient d’autres tribus, des parents, des amis. Ils mangeraient du mouton grillé ou cuit dans du lait caillé, des fruits à la pulpe sucrée et des gâteaux à la pâte d’amande et au miel, ils boiraient du thé à la menthe en palabrant des heures durant pour traiter les affaires ou le mariage des filles. Il y aurait des fêtes, des chants et des danses au son obsédant des tambours et des flûtes.
    Elle déambulerait dans les ruelles de la médina et dans les souks se laissant guider par des sons inhabituels, la crécelle des marchands d’eau, le tintement des clochettes des danseurs soudanais, elle écouterait émerveillée les poètes et les conteurs à l’imagination féconde. Elle s’arrêterait, curieuse, devant les pyramides de poudres colorées des marchands d’épices, et les senteurs de cannelle, de citronnelle, de cumin chatouilleraient agréablement ses narines. Soudain éclaterait dans toute la ville la voix des muezzin appelant à la prière.

    Bercée par le mouvement lent du méhari, elle s’efforçait de garder les yeux ouverts tout en poursuivant son rêve.
    Bientôt les contours incertains de la montagne deviendraient plus précis, oubliant de flotter dans les brumes de chaleur, l’horizon serait bientôt proche, les ombres bleues disparaitraient et tout deviendrait lumière.
    Ils seraient accueillis par le you-you des femmes des autres clans. Tout le temps de leur séjour elle vivrait une autre vie, plus libre, plus joyeuse et insouciante, oubliant pour un temps le désert.
    Mais toujours la tente immense de la nuit se déploierait avec ses myriades d’étoiles palpitantes, elle se perdrait dans leur contemplation, et leur chant étrange et mystérieux l’emporterait vers des espaces inconnus où le temps n’existe pas.

    Le pinceau, à petites touches régulières imprime sur la toile l’ocre, le brun, le jaune du désert, le mauve et le bleu des montagnes à l’horizon, et le rose de l’aurore qui combat l’indigo de la nuit.

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