Atelier 26 avril

Quel est le secret que ces fillettes ne veulent pas révéler.

Votre texte devra parler d’un secret, d’un mystère.
Vous ne devrez pas le révéler. Ce sera au lecteur de le deviner ou de se l’imaginer.

Bonne inspiration à toutes les plumes

 

Odile

Hits: 62

3 réponses à Atelier 26 avril

  1. Odile zeller dit :

    Texte de Janine

    26 avril – LE SECRET

    Marion allait donner le départ pour la promenade quand elle s’aperçut qu’une demi douzaine de gamines de son équipe manquaient à l’appel, les plus espiègles. Elle partit à leur recherche. La colonie de vacances, installée dans une citadelle au pied des Pyrénées, était vaste et les cachettes nombreuses. Pas facile de les trouver. Ah elles allaient avoir affaire à elle ces petites chipies. Elle hésitait sur la direction à prendre lorsque lui parvinrent des petits rires vite étouffés. Les fillettes s’étaient cachées derrière l’infirmerie prêtes à rejoindre le groupe lorsqu’il passerait près d’elles. C’est là que Marion les dénicha. Se voyant découvertes, sans cesser de rigoler elles mirent le doigt sur les lèvres. «Cheftaine, dites rien surtout ! Chut !» Elle se retint de rire devant leur regard suppliant. «Vous allez me dire ce qui se passe ?» «Chut, on a pas le droit, c’est un secret !»
    Marion avait compris de quoi il retournait. Les filles avaient une revanche à prendre sur les garçons. D’ailleurs elle avait remarqué une fébrilité insolite à l’atelier créatif où elle et sa collègue leur avaient appris à fabriquer des insectes et autre bestioles avec divers matériaux récoltés au cours des promenades dans les bois, herbes sèches, brindilles, lichens, mousse, plumes et même des petits cailloux. Il faudrait ouvrir l’œil au moment du coucher et avertir les collègues pour éviter tout dérapage. Qu’est-ce qu’elles pouvaient bien manigancer ?
    Elle ramena les fugueuses au sein du groupe et le départ fut donné. Il y eut tout le long de la promenade des regard complices, des conciliabules, des murmures, des rires et des doigts sur les lèvres à l’approche des cheftaines. Une véritable conjuration !
    Lorsque l’heure du coucher arriva Marion remarqua que les filles avaient laissé la porte de leur dortoir entrouverte, c’était imminent, il allait se passer quelque chose, aussi elle se tint aux aguets. Les blagues des garçons étaient assez prévisibles, ça allait rarement au-delà du poil à gratter dans les draps ou du lit en portefeuille. Celles des filles étaient plus subtiles. Sûr, on allait rigoler.
    Comme tous les soirs le clairon du directeur sonna l’extinction des feux et tous les enfants regagnèrent leur lit.
    C’est alors que des hurlements de terreur résonnèrent dans toute la colonie !

  2. Odile zeller dit :

    Chut … mais chut … pourquoi chut … elles me regardent toutes d’un air malicieux. C’est compris il ne faut pas faire de bruit. Au même moment une voiture passe à toute vitesse dans la rue et son pot d’échappement émet une explosion qui fait vibrer les vitres. Une voix au fond de l’impasse crie Chut. Les fillettes assises par terre mettent le doigt sur leurs bouches pour faire chut. Elles sont mignonnes dans leur complicité silencieuse.
    Je ne cherche pas à entrer, je ne cherche pas à savoir, je n’ai pas le temps De m’attarder je mets comme elles le doigt sur la bouche et m’éloigne en souriant. Au carrefour je croise une collègue qui me trouve bien allègre pour un lundi matin. Je mets mon doigt sur la bouche et murmure chut … elle me regarde étonnée et part dans un éclat de rire tonitruant. Je répète chut ce qui l’a fait beaucoup rire. A l’entrée de l’immeuble d’autres s’étonnent de notre bonne humeur. Le soir au retour du bureau, le passage est vide, les fillettes ont disparu … en tendant l’oreille j’entends les cris plaintifs d’un nourrisson et je dis Chut

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.