Défi 7 de l’été

Pour cet avant dernier défi, nous approchons de la fin, du dénouement.

ici il s’agit d’écrire une conversation que notre personnage principal entendra à l’insu de la personne qui bavarde, discute, critique.

Cela peut être dans un café, dans un lieu public mais aussi en écoutant à la porte … à vous de jouer

belle écriture

a demain

les plumes

17 réponses à Défi 7 de l’été

  1. Odile zeller dit :

    Loretta

    Défi n. 7
    Maria, quant à elle, ne s´y trompa pas et s´efforça de cacher son désarroi, qui ne faisait que grandir au fur et à mesure que le jour avançait, derrière un sourire de circonstance. À quel jeu se prêtait donc l´époux qu´on venait tout juste de lui imposer ? Elle avait besoin d´un moment de solitude pour s´adonner aux pensées qui affolaient sa tête mais où le trouver ? Ce jour-là, elle était au centre de l´attention. Elle parvint pourtant à trouver un prétexte pour s´esquiver, trouvant refuge dans une petite cour intérieure où personne, ce jour-là, ne se serait aventuré. La pierre de ses murs était imbibée de l´humidité provenant d´une fontaine, il y faisait frais. Au bout de la cour, une remise fermée par une grande porte en bois. Elle respira profondément et ferma les yeux. Des voix lui parvinrent, de la rue, au – delà de la porte. Deux commères. Son instinct lui conseilla soudain de ne pas écouter, mais les voix se faisaient toujours plus nettes.
    – « qui donc ?
    – Ah, mais si aujourd´hui….
    – Justement ! C´est sûr et certain! Il est ami de mon fils, c´est lui qui m´a tout raconté … Même si j´te dis pas, il a fallu que j´lui tire les vers du nez !
    – Il n´a aucun besoin de partir ! Les parents ont de quoi, tien, cette maison, c´est pour Giovanni et sa nouvelle épouse, il paraît.
    – Ce garçon a toujours donné du fil à retordre, je ne comprends pas pourquoi il a accepté ce mariage. Il avait d´ailleurs une fiancée, elle est d´un des villages alentour, les choses étaient bien avancées entre eux, enfin, à ce que l´on dit mais les parents n´ont rien voulu savoir. Ils lui ont imposé la petite Maria…
    – Si seulement ils savaient tous … Giovanni est une tête brûlée, il a même tenté d´aller vendre les bêtes de son père à l´insu de celui – ci pour se procurer l´argent pour le billet. Le père a pu l´en empêcher de justesse ! Mais il ne va pas le retenir longtemps. Les larmes vont couler ! »
    Les deux femmes étaient loin de se douter que les larmes, derrière la porte, avaient déjà commencé à couler …

  2. Emilie KAH dit :

    Texte 7

    Il me sembla soudain que la musique de Pierre-Olivier se faisait plus présente. J’ai toujours aimé cet air d’Offenbach, son rythme ternaire qui évoque l’eau, le balancement d’un petit bateau. Je me pris à murmurer dans ma tête 1, 2, 3 / 1, 2, 3.
    — Pierre-Olivier, joue encore. Toi seul peux ramener ta sœur vers nous.
    « Le temps fuit et sans retour
    Emporte nos tendresses
    Loin de cet heureux séjour
    Le temps fuit sans retour .»
    Toutes les paroles de la chanson me revenaient.

    — Ne t’inquiète pas trop, Maman, le médecin a dit que Claire était dans un « coma vigile », un état dans lequel le patient parle et ressasse des phrases plus ou moins compréhensibles. Il délire, lui seul comprend ses propos et encore pas toujours. Elle va en sortir.
    — C’est comme un rêve alors, très long et très alambiqué. Sauf que les rêves sont privés et qu’on les oublie généralement vite. Dans la logorrhée de ta sœur, il y a des choses que j’aurais préféré ne pas entendre.
    — Tu veux parler de sa vie érotique. Maman ! Tu ne fais jamais de tels rêves, toi ?
    — Si, mais je ne les raconte pas.
    — Mets ça sur le compte de la morphine. Ce n’est pas important. Je vais jouer encore, je suis sûr que cela lui fait du bien. Claire a plusieurs fois évoqué mon premier fifre.
    — Et Fifine ; c’est vrai qu’elle était incroyable, cette chatte !

    C’est à ce moment-là que je suis revenue à la conscience. J’étais dans un lit. J’aurais raconté ma vie érotique… Quelqu’un me caressait le dos de la main. Je n’avais mal nulle part, sans doute droguée à mort. Ce que je venais de penser était idiot ; si j’avais été bourrée de morphine c’était « à vie » ! On dit que ceux qui ont vu la mort en face jouissent de sérénité et de joie toute la suite de leur existence. Cela valait peut-être le coup… J’ai ouvert les yeux.
    Ma mère était assise à coté de mon lit et, debout à son pied, Pierre-Olivier jouait à la flûte traversière « La barcarolle » des « Contes d’Hoffmann » !

  3. Odile zeller dit :

    Texte 7 de Janine Magnani

    Il voulait en savoir un peu plus, il essaierait de le retrouver, il ne devait pas être allé bien loin. Après un solide petit déjeuner il prit la route et se mit à parcourir le, alentours, le département, posant des questions dans les gares, les marchés, les bars, montrant l’unique photo prise avec son portable. Mais personne ne le connaissait, personne ne put lui fournir la moindre information. Il finit par se décourager, cette recherche était dérisoire, il courait après une chimère. Mieux valait rentrer au manoir et se consacrer aux taches utiles qui l’attendaient au lieu de perdre son temps.
    La fatigue se faisant sentir il décida de s’arrêter dans un relais pour routiers.
    A la table voisine deux camionneurs achevaient un copieux repas. La conversation des deux hommes portait sur leurs problèmes professionnels et et elle effleurait à peine Xavier mais quelque chose, un mot peut-être, attira son attention, alors il tendit l’oreille.

    – Non, mon vieux, je ne suis pas d’accord, tu n’aurais pas dû le faire monter, le patron l’a interdit. On ne sait jamais sur qui on tombe.
    – Oui, je sais, mais il avait l’air tellement épuisé, il m’a fait pitié. D’autant qu’il était plus très jeune. Devait bien avoir la soixantaine, ou plus. Et puis c’était dangereux de le laisser là sur le bord de la route. Mais c’était pas un vagabond, je t’assure. Propre, bien élevé et pas méchant, ça se voyait. Pas loquace non plus, il a pas décroché un mot pendant des kilomètres. J’ai pas réussi à savoir d’où il venait, ni où il allait. J’ai même pensé qu’il était pas tout-à-fait normal. A moment donné il a sorti une flûte de son sac-à-dos et il s’est mis à jouer, en sourdine. Moi la seule musique que je supporte c’est celle qui me tient éveillé quand je roules, alors la flûte… mais là, je sais pas comment t’expliquer, j’ai pas les mots, j’avais jamais rien entendu d’aussi beau, tu peux pas savoir comme c’était beau. Une musique à faire chialer tellement elle te remuait de l’intérieur, si, je t’assure, ça m’a chamboulé, tu peux pas comprendre si tu l’entends pas. Et lui, comme enfermé dans une bulle, il jouait les yeux fermés. Il était ailleurs. Il avait l’air heureux.
    – Et après ?
    – Après, rien. J’ai fait un arrêt pour acheter des clopes. Quand je suis revenu au camion il avait disparu.

  4. OJ dit :

    Texte 7

    Clément se retrouve dans un joyeux brouhaha de conversations, réactions aux propositions qui sont toutes commentées avec ferveur, bribes d’approbation, d’appéhension , de doute. Il écoute, passionné, ses proches voisins,
    – T’imagines, dit un ado, super, des occupations, on va rencontrer plein de gens, enfin des choses nouvelles, ça va bouger chez nous !!!
    – Oui, mais, rétorque son copain, c’est comme d’hab, ils parlent, promettent mais pour nous, rien ne changera, j’ attends de voir
    – He bien ! non, n’attendez plus, lancez-vous, dit un ancien, qui mine de rien est fort intéressé, profitez de l’occasion pour montrer à tous que c’est avec vous que le village peut évoluer un peu !
    Éternelles interrogations sur les changements, heureusement les vieux sages sont
    toujours là …..

    OJ

  5. martine dit :

    texte 7
    Camille ne se rendait plus guère dans les locaux parisiens de l’association professionnelle dont il était membre. Après l’avoir autrefois souvent fréquentée pour des séminaires, des conférences et des responsabilités scientifiques. Il s’en était lassé, il lui semblait qu’elle ne favorisait pas plus son désir de travailler que son inspiration. Peut être lui demandait-il l’impossible, l’envie d’avoir envie. Néanmoins , il restait membre et payait annuellement une cotisation élevée , par peur , sans doute , de la solitude obligatoire dans son cabinet. Ou il était , le plus souvent , seul dans la réalité. Mais savoir symboliquement qu’on ne l’est pas à un prix. On a besoin d’appartenir à un village même si l’on n’habite pas la place centrale sujette au bruit et aux manifestations. Chacun devait réguler la distance à l’institution en fonction de ses désirs et de ses possibilités. Certains y allaient tous les jours, et, pour peu qu’ils soient en couple avec un collègue de la même société, leur vie privée se confondait avec leur vie institutionnelle.
    Tel n’était pas le cas de Camille dont la femme n’était pas membre d’une association professionnelle. Elle jugeait qu’elle était suffisamment sollicitée par une vie familiale avec trois enfants et un cabinet libéral. Aussi était il de plus en plus avare du temps consacré à l’institution qui l’éloignait de sa famille , et lire les publications des collègues en les retrouvant parfois à un congrès lui suffisait.
    Il s’était rendu au secrétariat récupérer une brochure papier de la maquette des activités et avait croisé et salué deux ou trois collègues. Ayant oublié un parapluie , il revint sur ses pas. La porte du secrétariat était ouverte et, s’approchant, il entendit son prénom.
    – « tiens tu as vu , c’était Camille qui vient de partir ? , Camille ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu , il n’était pas au congrès d’ailleurs. ..j’ai trouvé qu’il n’avait pas très bonne mine. j’espère qu’il n’est pas malade..
    Camille sourit intérieurement. Toujours la même bienveillance ses collègues , disposés à lui prêter des maladies , un cancer peut être. Il faut dire qu’à la Société , l’âge moyen est très élevé et il n’est pas de mois qui ne voit son lot de faire-part de décès sur le bulletin. Tous sont abonnés au Monde et il en soupçonne beaucoup de n’y parcourir que la page d’annonce de décès. Tout de même, il n’a pas 60 ans et est un des plus jeunes de l’institution, alors que ceux qui parlent sont ses ainés de 15 ou 20 ans. Et. il ne se trouve pas l’air malade, il revient de week end, bronzé , en plus
    … « Peut être qu’il ne s’entend pas avec la nouvelle direction du congrès et l’actuel président… l’ancien l’avait à la bonne , il lui confiait des ateliers chaque année, maintenant que ça change, il n’est plus en situation d’être publié… »
    De plus en plus intéressant , se dit Camille qui s’arrête dans le couloir pour en apprendre davantage.
    -…peut être aussi que ça ne va pas dans son couple avec Dominique, elle n’a jamais fait de demande à la Société d’ailleurs, tu ne trouves pas ça étrange ?Elle aurait pu aussi en faire partie. Peut être que ça l’arrangeait qu’il s’absente pour les congrès et les réunions, si ça se trouve elle avait une vie très indépendante,
    – En tous cas qu’il disparaisse un peu, ce n’est pas grave, on le voyait partout.
    Ironisant en lui même sur le fait que les deux « si-peu-amis » ne risquaient pas d’occuper le terrain scientifique puisqu’ils n’avaient jamais rien écrit, et trouvant qu’il en avait assez entendu, Camille repris sa marche dans le couloir pour arriver la mine réjouie au seuil du secrétariat où il constata avec plaisir la mine embarrassée du dernier à avoir parlé. Il les salua avec chaleur et réclama son parapluie.
    En sortant, il ne regrettait pas d’avoir préféré partir en Provence au moment du congrès.

  6. Marc dit :

    Texte 7
    (– C’est assez fin comme ça ? demanda Lambert en montrant à l’homme le contenu de la petite trappe dans lequel le café en grains avait rendu sa poudre.)
    – Parfait, dit l’homme qui jeta une grosse cuillerée de café moulu dans les tasses et versa sur chacune d’elles un filet d’eau bouillante.
    – Il faut attendre que le café se dépose, précisa-t-il.
    Les deux hommes côte à côte soufflaient en silence sur leurs verres et contemplaient le ciel qui vibrait et se reflétait à la surface du breuvage noir. Lambert posa sa tasse brûlante sur la pierre de son lointain ancêtre. Il songeait à Nicole dont il voyait l’ombre rieuse transpercer sa mémoire.
    – Tu vois, lui dit-il, ignorant la présence de l’homme, il y avait très certainement une infime probabilité pour que soient réunies en ce point de l’univers et à cet instant même, l’ensemble des particules nécessaires à l’existence de cette scène. Cette conjonction est à la fois fascinante, vertigineuse et singulièrement banale. Une succession inachevée de milliards d’événements a pourtant produit la belle rencontre d’aujourd’hui. Il a fallu un producteur de café pour cueillir les grains qu’un torréfacteur aura fait griller. Un ferblantier aura façonné la bouilloire. Un touareg l’aura transportée lors d’une migration probablement périlleuse. Et par une triste journée de novembre, un marbrier aura écrit ton nom sur cette dalle…
    Le ton de Lambert avait à nouveau fléchi. Il prit sa tasse qu’il porta lentement à ses lèvres. Fermant à demi les paupières il semblait savourer la source brûlante et âcre qui inondait son palais.
    – Et pourtant, continua-t-il, je me délecte de cet instant.
    L’homme qui avait repris le chat sur ses genoux toussota discrètement.
    – Excusez-moi, dit-il d’une voix pleine d’humanité et de douceur, ne croyez-vous pas qu’il est temps de vous autoriser à être malgré tout heureux ?

  7. Clementy dit :

    Texte 7
    Dans son inconscience, Corentin était doué d’une clairvoyance étrange. Devant ses yeux clos défilaient des paysages inconnus ou familiers. Il voyageait au travers des mondes, bien au-delà des frontières dont on lui avait dit qu’elles fixaient la limite entre la civilisation et le néant. Il percevait des voix qui naissaient dans le lointain de son esprit et dont il peinait à comprendre les intentions.
    « … tout mon amour… mon enfant disparu… nous sommes en danger… envahisseurs…. Peur de l’autre… La pire chose serait de nous laisser aller à nos peurs… les laisser nous vaincre… »
    Corentin croyait discerner la voix de sa mère. Il y percevait une inquiétude qui faisait s’étrangler les mots dans sa gorge. A ses côtés, peut-être, la reine, tendue, semblait converser avec un homme. Corentin reconnut la voix profonde du mage Zeniac. Cette voix n’était plus chargée de foudre comme dans le salon, mais elle restait puissante. Corentin ne parvenait pas à saisir le sens des phrases et ne distinguait que des mots épars de cette conversation dont il ne comprenait pas d’où elle venait.
    « Reine, Alzur et moi… unir nos efforts… Korian et Corentin… perdus… nos fils aimés ! Comment vivre ? »
    Corentin aurait voulu crier pour rassurer sa mère, lui dire qu’il l’entendait, qu’elle lui semblait si proche et si lointaine à la fois. Mais déjà il percevait d’autres voix.
    « Inviter les seigneurs du royaume de la Pierre noire… ensemble pour partager… briser les peurs et abolir l’ignorance… Aider Alzur… coupole… force protectrice…»
    Corentin, portés par des vents devenus zéphirs, s’éloignait doucement et flottait dans des cieux paisibles jusqu’à se poser sur un tendre monticule herbeux.

  8. Fiorelia dit :

    Texte 7
    C’est trop dur de rester là toute seule. Tant pis j’y vais. Je pars les retrouver.
    Ou alors plus marrant encore je vais les suivre…de loin.
    La bonne blague ! Jack n’imaginerait pas une seconde que je puisse avoir une idée aussi loufoque. Et moi non plus d’ailleurs !
    Jo et Jack les aventuriers sont de retour ! Mais là, comble du comble, c’est Jo qui va espionner Jack. Allez hop, une perruque, une grande jupe, c’est le top. Avec mon poncho pour la pluie, je suis méconnaissable et… hideuse. Je me fais une grimace dans la glace. Oui, suis carrément hideuse. Je sors sous l’averse. Je suis douchée en deux secondes. Vivifiant. Je cours pour les rattraper.
    Ce soir, j’ai parfois eu la vague impression de tenir la chandelle. Alors je veux en avoir le cœur net.
    Heureusement à cette heure, dans le métro, les fréquences sont moins nombreuses. Jack et Paul sont encore là sur le quai, côte à côte, à une distance raisonnable. Je respire soulagée. Avec le monde qu’il y a, ils ne risquent pas de me repérer.
    Je les laisse rentrer dans la rame, s’installer. Tout à leur conversation, ils ne me remarquent pas. Je suis à proximité, cachée derrière un journal ramassé au passage et à la va-vite sur un banc. Je tends l’oreille.
    Incroyable ! Paul tient toujours le crachoir et il est encore sur Rome, la douceur de vivre en Italie et gnagnagna. Il est en boucle. Il m’ennuie. Insupportable. Je regrette presque de les avoir suivis.
    Quant à Jack, elle gobe ses paroles et ne pipe pas mot. Ça ne lui ressemble pas du tout d’écouter ainsi sans commenter, nuancer pour enfin contredire son interlocuteur. Elle semble hypnotisée. Je ne la reconnais pas. Et ce regard si brillant. Excitation, larmes en devenir, prosecco ou alors fièvre de cheval ?
    Soudain elle m’inquiète.

  9. Odile zeller dit :

    Claude Texte 7

    J’étais sur une esplanade, je regardais une arche décalée par rapport à la Tour Eiffel et je me retrouve… Où suis-je?
    Sons feutrés, murmures inaudibles, allers-retours en ce lieu inconnu.Des portes se ferment, d’autres s’ouvrent doucement. J’aperçois plusieurs silhouettes évanescentes. Des mains manipulent mon corps. Bouger, me lever, faire comprendre que j’entends, que je sens… Concentration.
    Ici, mes orteils. Là, mes mains… Paupières trop pesantes… Peux pas les soulever… Parler ? Langue collée. Palais desséché. Eau… Eau… Boire. S.V.P. Eau… Rien. Personne comprend. Moi non plus.

    – Est-ce qu’il va s’en sortir?

    – Le coma est moins profond, Madame. Nous faisons tout notre possible. Il est suivi par le meilleur spécialiste de la Faculté de Paris. Il semble que les sensations reviennent légèrement. Une chose est sûre : l’aide, que votre présence active lui apporte.

    Maman est-là? Ca à l’air sérieux. Je suis inconscient? Mais je les entends… Hé vous là-bas, écoutez! Il faut que je rentre à la maison.
    Tout est prêt pour les terrassements. Pourquoi des terrassements?… On me prend la main… Une caresse… Un baiser sur ma joue… C’est …

    – Il se réveille. Attention! Pas de bruit. Laissez-le retrouver sa pleine conscience. Donnez-lui l’espace nécessaire pour qu’il se retrouve.
    Il lui faut du temps. L’interne quitte la chambre après avoir contrôlé les différents appareils de réanimation.

    Jean ouvre les yeux. Ses lèvres aussi s’entrouvrent sans pouvoir articuler. Il s’endort épuisé.

    Mariette repose la main de son petit dernier tout doucement sur la couverture. Elle lui jette un regard, se lève et sort dans le couloir de l’hôpital pour pleurer un bon coup.

    • Claude Klein dit :

      Oh, fin de phrase tronquée! Quelle erreur. Texte entier suit:

      TEXTE NO. 7

      J’étais sur une esplanade, je regardais une arche décalée par rapport à la Tour Eiffel et je me retrouve… Où suis-je? Sons feutrés, murmures inaudibles, allers-retours en ce lieu inconnu.
      Des portes se ferment, d’autres s’ouvrent doucement. J’aperçois plusieurs silhouettes évanescentes. Des mains manipulent mon corps. Bouger, me lever, faire comprendre que j’entends, que je sens… Concentration. Ici, mes orteils. Là, mes mains… Paupières trop pesantes peux pas les soulever. Parler ? Bouche trop… Langue collée. Palais desséché. Eau… Eau… Boire. S.V.P. Eau… Rien. Personne comprend. Moi non plus.

      – Est-ce qu’il va s’en sortir?

      – Le coma est moins profond, Madame. Nous faisons tout notre possible. Il est suivi par le meilleur
      spécialiste de la Faculté de Paris. Il semble que les sensations reviennent légèrement. Une chose est sûre : L’aide, que votre présence active lui apporte.

      Maman est-là? Ca à l’air sérieux. Je suis inconscient? Mais je les entends. Hé vous là-bas, écoutez! Il faut que je rentre à la maison. Tout est prêt pour les terrassements. Pourquoi des terrassements? On me prend la main. Une caresse, un baiser sur ma joue. C’est …

      – Attention, il se réveille. Pas de bruit. Laissez-le retrouver sa pleine conscience.
      Donnez-lui l’espace nécessaire pour qu’il se retrouve. Il lui faut du temps.

      Jean ouvre les yeux. Ses lèvres aussi s’entrouvrent sans pouvoir articuler. Il s’endort épuisé.
      Mariette repose la main de son petit dernier tout doucement sur la couverture. Elle lui jette un regard, se lève et sort dans le couloir de l’hôpital pour pleurer un bon coup.

  10. Odile zeller dit :

    Texte 7 Odile

    Quand ils reprennent la route Amélie est fatiguée et Louis traîne la jambe. Amélie propose de conduire et de prendre un café dans le prochain village.
    Au comptoir un groupe d’hommes discutent entre eux. A leur arrivée les conversations s’éteignent. Les voix se délient peu à peu.
    «  tu fais quoi dimanche ? »
    « Le potager et le foot comme d’habitude »
    «  N’oublie pas la cérémonie, c’est un anniversaire, il y aura le sous-préfet … »
    « Je suis pas sur, la mémoire et tout ça … les recherches aussi, savoir qui aurait trahi… c’est pas bon finalement de remuer les vieilles histoires … »
    « Faut que tu viennes, t’es au conseil, on a besoin de toi… »
    « Ta ferme est tout à côté, ça te fera pas loin… »
    «  Ouais … faudra se mettre en cravate un dimanche … et puis la ferme je l’ai rachetée… si j’avais su l’histoire … »
    « Tu l’as eue une bouchée de pain… »
    «  Oui, mais c’est isolé et ma femme a pas supporté… seul, là-haut… je viendrai mais … »
    Amélie remarque que Louis prête attention à la conversation qui se déroule au comptoir. Ils restent un moment devant leurs boissons avant de repartir quand les autres clients ont quitté les lieux .

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