Défi 8- 14 de l’été 2018

Elle s’étire, se détend …

Vous avez pratiqué ces activités par plaisir ou pour votre santé.

Placez vous du point de vue d’un spectateur et donnez une opinion critique, cynique ou humoristique d’une séance de l’un de ces sports que l’on pratique en salle ou sur la plage. Lâchez vous, soyez méchant ou amusé

la plume

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6 réponses à Défi 8- 14 de l’été 2018

  1. Marc dit :

    (…)
    – Faites le tour, dit Blanche, on va chercher votre chat.
    Titi qui n’en attendait pas moins, abandonna ses poussettes devant le portail et pénétra dans le jardin. Il tendit la main à Blanche.
    – Enchanté, dit-il, mon chat est un voyou !
    – Comment s’appelle-t-il ?
    – A vrai dire il ne s’appelle pas. Il vient quand il veut et c’est lui qui m’appelle. C’est moi qui lui appartient. Je le laisse aller où bon lui semble, mais j’avais peur qu’il ne vous dérange. Vous lisiez ?
    Blanche caressa doucement la couverture du livre qu’elle avait reposé sur le guéridon.
    – « Les pâtres de la nuit » de Jorge Amado, dit-elle.
    – San Salvador de Bahia, le candomblé, et le fameux capitain Martim, s’amusa Titi guettant la réaction de Blanche.
    Effectivement elle avait été surprise.
    – Vous aimez ?
    – Beaucoup, avait-il répondu. La littérature latino-américaine est l’une de mes préférées.
    – Là ! Votre chat ! s’exclama Blanche, désignant le matou qui avait émergé de l’énorme massif de fraisiers.
    Il allait nonchalant d’un pas de sénateur quand soudain, presque sans élan, il sauta sur le haut du mur et, non sans avoir scrupuleusement inspecté les environs, entreprit un grand nettoyage acrobatique corporel en équilibre sur une pierre branlante. Après en avoir consciencieusement léché les coussinets, il passa plusieurs fois sa patte avant sur le museau et derrière les oreilles, puis, dans un demi-tour de contorsionniste, il appliqua de longs coups d’une langue râpeuse sur une grande partie de son dos qui n’épargnèrent que l’inaccessible triangle situé entre les omoplates. Négligeant complètement la base instable de sa gymnastique et apparemment sans effort, il répéta de multiples fois ses acrobaties, jusqu’à ce qu’aucune parcelle de sont corps ne soit épargnée. Dans une position assise assez grotesque, il étendit au maximum une patte arrière, puis l’autre dévoilant impudiquement son entrejambe qu’il nettoya sans complexe. Il acheva sa gymnastique par la queue qu’il prit grand soin de débarrasser de toute impureté. Quand il eût terminé sa périlleuse toilette, manifestement satisfait de sa propreté nouvelle, il s’étira longuement et bailla langoureusement au soleil. La pierre sur laquelle il était posé s’affaissa soudain et le renvoya dans les fraises dont il ressortit couvert de poussière.
    A Blanche et Titi qui le regardaient en riant il ne dit pas un mot.(…)

  2. Odile zeller dit :

    Texte d’Odile

    Surprise dans les oliviers

    De loin il distingue mal sa silhouette complète, on dirait qu’il lui manque les bras. Un corps arrêté dans cette pose étudiée. Quelle audace de s’abandonner là en pleine garrigue à moitié nue, à demi cachée par un bosquet d’olivier. Elle médite peut-être, se croit seule, sa tenue sinon attirerait les regards et les hommages masculins malgré la canicule. Elle ressemble à une grecque, une antique au corps de déesse. Le drapé de son saroual blanc réfléchit la lumière sur son ventre musclé. La lumière déclinante lui donne une peau de pêche dorée. Elle est si sereine et si belle.
    Pourtant le yoga, la méditation, toutes ces activités des femmes libres ce n’est pas mon truc. Moi n’aime le Running, le marathon, bref l’action parfois même les sports extrêmes. Ce corps … elle n’a pas bougé depuis dix minutes, à quoi pense t’elle ? Qui est elle ?
    Eh Victor … tu viens ? Si on veut … Oh monsieur z’yeute … je n te savais pas voyeur. J’ignorais qu’il y avait un ashram par ici … en plein milieu de nulle part. Somptueuse ! Un corps de déesse. Eh on y va.
    Aurélien, Victor ah vous êtes là ! La statue …
    eh eh vous la croyez vivante et vous … Z ‘êtes pas les premiers … surprise … la déesse est de marbre. Imaginez une femme vivante dans cette pose … le tumulte au village … atteinte à l’ordre public, incitation à la débauche … Victor c’est toi le juriste … allez on repart … une statue… eux aussi eh eh. Il faudra me renseigner qui a eu cette idée de trompe-l’œil … en pleine garrigue… un esthète … un fou … avec cette lumière frisante et à cette distance …

  3. Odile zeller dit :

    Texte de Janine

    La plage de Rimini. Un groupe de femmes d’un certain âge, des touristes, pratique une sorte de gymnastique au son d’une musique entraînante, sous la direction d’un jeune homme bronzé et tout en muscles.
    Remo est assis sur un banc, il regarde le spectacle d’un air moqueur. Il est bientôt rejoint par son ami Edo.

    Ciao Remo !
    Ciao Edo, Tu viens te rincer l’œil ?
    Moi? pas du tout, je me repose un moment, c’est tout. On est bien là, il fait pas trop chaud. Pourtant qu’est-ce qu’elles transpirent les nanas là-bas !
    Faut dire qu’elles se démènent drôlement pour leur âge.
    Ça tu peux le dire. Ça tressaute de partout.
    Ça tremble dans les fondements.

    Et un, et deux, et trois… Levez les bras, levez les jambes, hop sautillez, creusez les reins, bomber le torse, fléchir les genoux…

    Il est doué le trainer. C’est comme ça qu’on dit maintenant.
    D’après moi c’est trop rapide. Si le rythme augmente encore tu vas voir, va y avoir des dégâts !
    Possible, à force d’alterner force centrifuge et force centripète, y en a qui vont exploser. Gare aux éclaboussures !
    C’que t’es vache, Remo !
    Regarde le maillot noir. Si les bretelles du soutien gorge craquent, va y avoir une avalanche.
    T’appelle ça un soutien gorge ? Je dirai plutôt un monte charge.
    Je me demande comment elle tient debout avec un poids pareil sur la devanture. Elle est pas équilibrée.
    Vise le maillot bleu, elle est en gélatine ou quoi ? Ça clapote ! Ça fait des vagues !
    Tu divagues !
    Y en a deux ou trois au bord de la crise d’apoplexie. C’est sûr, d’ici peu va falloir appeler le Samu.
    Pourquoi elles font ça ? Elles sont maso, ou quoi ?
    On leur a dit que ça fait du bien, qu’il faut bouger pour être en forme. En plus c’est gratuit sur la plage.
    Elles croient peut-être qu’elles vont fondre ?
    Elles peuvent toujours rêver. Elles ont la couenne coriace à leur âge.
    Tu te souviens quand on était jeunes et qu’on venait mater les touristes, surtout les nordiques, blanches comme de l’aspirine. Elles avaient de ces «culetti» pommelés, ça faisait plaisir à voir. Où sont-ils passés ?
    Edo, d’après moi, c’est les mêmes, soixante ans après !
    Tu crois ?

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