Défi 13 de l’été 2018

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Qui est il ? Que fait-il ? A quoi pense t’il ? Trouvez lui une histoire …

imaginez qu’il parle, qu’il sourit …

Inventez tout un personnage !

A vos plumes

3 réponses à Défi 13 de l’été 2018

  1. Odile zeller dit :

    Texte d’Odile

    Le vieil homme

    Pensif, oui, pensif et concentré. Il en a vu toute une vie mais sa curiosité ne le quitte pas. Il observe la place à l’ombre sur le banc. Il se tait, retient ses mots. Il écrit ses pensées le soir dans un cahier noir. Sans être bavard, il sait trouver les mots quand il faut. Aujourd’hui il n’a rien à dire, il est seul, il ne va parler aux murs ou à son chat. Non il n’en est pas là. Enfin parfois il partage parfois une réflexion avec Nabab, son siamois. Aujourd’hui il n’a pas envie. Une cigarette ? Il craquerait mais depuis le temps il n’a plus rien dans les poches ni paquet ni allumettes. Ses dernières clopes sont cachées, quelque part au fond d’un placard. Cachées de qui d’aileurs ! De Nabab ? Seul tout seul et aujourd’hui ça lui pèse. Il n’a pas comme d’autres ses habitudes au café, tout juste une routine hebdomadaire à la bibliothèque et mensuelle à la librairie. Oui il écrit, il a publié un recueil. Ces jours ci rien ne va, rien ne marche. Il fait chaud et seul. Rien ne bouge dans la grande ville. On est parti ailleurs pour retrouver la même torpeur, la même canicule au bord d’un lac ou de la mer en famille. Lui aussi a une famille : un fils, une fille et des petits enfants en vacances sans lui. C’est normal c’est la vie.

  2. Odile zeller dit :

    Texte de Janine

    Le vieil homme regarde au loin. A force d’observer les cycles de la nature, il sait que l’hiver qui approche sera pour lui le dernier. Il est en paix avec lui-même. Sa vie s’est écoulée au pied de ces montagnes, dans cette maison construite de ses mains, avec l’aide des villageois. Maintenant tous les jeunes sont partis, les vieux sont morts, il est resté seul.
    Seul avec son ennemi. Il l’attend. Il sait qu’il viendra.

    Le silence parfois lui pèse. Avant, la maison résonnait du rire et des chants de sa femme, la vie était dure mais elle était toujours gaie. Il sourit à ce souvenir. Les enfants se poursuivaient en criant. Ils sont allés à l’école, ils ont connu la ville et un jour ils sont partis pour aller travailler dans d’autres pays qu’il n’imagine même pas. Il y a longtemps qu’il ne les a pas vus. Sauf Armin qui viendra bientôt le chercher, à la nouvelle lune, il a dit, pour l’emmener vivre chez lui, à la ville. Mais que va-t-il y faire, lui, à la ville ?
    Et puis il a un compte à régler. Il tâte le fusil posé à son côté.

    Il n’en a pas parlé à Armin, il ne comprendrait pas. Il faut avoir passé sa vie ici, dans les montagnes et les forêts, à lutter dans la neige et le froid pour protéger le troupeau. Ce troupeau garant de leur survie. Désormais il ne reste que quelques brebis. Mais son vieil ennemi est tapi quelque part, dans l’obscurité du sous-bois, aux aguets. Ils se connaissent, se défient et se combattent depuis si longtemps qu’ils se devinent et se comprennent !
    Le vieil homme soupire. Dans le fond il a de l’estime pour le vieux loup gris aux yeux jaunes, aura-t-il le cœur à tirer ?
    Il enfile sa grosse veste et relève le capuchon sur son bonnet de laine. Il saisit le fusil et sort dans la nuit.

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