Défi 14 de l’été 2018

voici notre dernier défi pour le mois d’août. Vous avez jusqu’au 15 septembre pour participer.

 

Collection privée

Decrivez une scène de rue et choisissez  un personnage de la scène pour le faire parler. Si vous avez une scène analogue en tête , écrivez là selon un personnage qui est lui même sur place.

A vos plumes

Les droits sont réservés sous la forme CC

3 réponses à Défi 14 de l’été 2018

  1. Odile zeller dit :

    Texte de Janine
    ​On voit que les estivants sont arrivés, y a foule sur la place. Entre les gens et les chiens on sait plus où passer. Si seulement les gens se contentaient d’un clébard… non, il leur en faut deux et encore heureux quand ils sont format de poche.
    ​La place, c’est ma vie, j’y passe mes journées. Fidèle au poste été comme hiver. S’il fait mauvais je m’abrite au bar de Mimmo. L’été je suis en place dès 8h. Jusqu’à 19h30. Plus ou moins. Avec une interruption de 12h à 15h. Faut bien que je me repose. C’est que je suis debout toute la journée !
    On m’appelle Shérif. Tout le monde ici a un surnom.
    ​Beaucoup me prennent pour un idiot mais ils se trompent. C’est moi le plus malin puisque je vis sans rien faire. Enfin presque. Je rends de menus services, quelques informations par-ci par là, du genre : à quelle heure passe l’autobus pour L’Aquila ? T’as vu le facteur ? C’est quel jour le marché à Avezzano? Hé, Shérif, t’as pas vu ma femme ? Elle est sortie de chez la coiffeuse y a dix minutes, après elle est allée au supermarché. Des choses comme ça, pas compliquées. Et je trouve toujours quelqu’un pour m’offrir un café ou un verre de vin. Je préfère le vin.
    ​Y a plus une chaise de libre aux terrasses des bars. Ce que j’aime bien de la place c’est les odeurs. D’abord arrive celle du café et des croissants puis celle de la pizza et un peu plus tard celle des brochettes d’agneau de Poldo.
    ​Voilà la camionnette du poissonnier. En retard aujourd’hui, ça fait une heure que les gens font la queue. On l’entend de loin celui-là avec les chansons de Casadei à tout berzingue. Heureusement que les flics ont fait déplacer le camion des fruits et légumes et ses chansons napolitaines. Ça met de l’ambiance mais du coup on ne s’entend plus.
    ​Tiens, la fliquette part distribuer les contredanses. Mignonne mais féroce, faut dire que c’est le chaos avec l’arrivée des vacanciers qui se garent n’importe où.
    ​Tous les bancs de la place sont occupés. A droite les petits vieux, puis les mamies et les jeunes mamans assises au soleil avec les marmots. Et ça papote ! «Qu’est-ce que tu fais à manger aujourd’hui ? Tu les fais comment les aubergines ? Et la caponata, tu sais la faire ? Donne-moi ta recette de poulet aux poivrons…» Comme elles sont là surtout pour bronzer elles descendent les bretelles et remontent les jupes jusqu’en haut des cuisses. Les petits vieux en sont tout émoustillés ! De temps en temps elles jettent un œil sur les gosses. Enfin, quand elles lèvent le nez de sur leur smartphone !
    ​Les gamins se déchaînent, ils courent dans tous les sens en hurlant. «Eh fais gaffe toi avec ta bicyclette, t’as failli me rentrer dedans.» Un danger public celui-là, il fonce et il regarde jamais où il va, il a déjà déquillé deux grand’mères.
    ​Aïe, aïe, aïe, fallait s’y attendre, le ballon de Gigi a atterri sur la glace d’une gamine, elle a du chocolat partout et sa mère la traîne jusqu’à la fontaine.
    ​Tiens voilà le camion qui porte le matériel pour l’illumination, va y avoir la fête. Trois jours, avec fanfare, concerts, couronne au monument aux morts, procession et feux d’artifice. Sans compter les stands et les spectacles en soirée.
    ​Ah! Le curé arrive au pas de course ! Il vient aux nouvelles, il se demande si les saints sur leurs baldaquins vont pouvoir passer à cause des échafaudages à l’entrée du Corso. Tranquille ! Les ouvriers ont commencé à les démonter. Mais faudra réparer les dégâts maintenant. Ils ont crevé une canalisation pour l’eau et sectionné un câble pour le téléphone. Ils savent pas travailler !
    ​Alors là on est au complet, manquait plus qu’eux, les motards. Ils garent toujours leurs engins devant les bars et ils se pavanent dans leurs combinaisons rembourrées. Avec cette chaleur ils doivent cuire. Ils croient qu’on les admire. Moi je les trouve ridicules.
    ​Les cloches sonnent, déjà midi. Va falloir rentrer. Un bon plat de pastasciutta et une bonne sieste avant de reprendre service sur la place. Pas avant quinze heures. Je trouverai bien quelqu’un pour me payer un café.

  2. Odile zeller dit :

    Texte d’Odile
    C’est combien le poisson rouge, celui avec la queue orange et blanche. oh c’est cher ! Et si j’en prends deux Monsieur ?
    T’es fou ta mère ne voudra jamais et moi avec le chat ….
    T’inquiéte pas. Voilà Monsieur 6000 roupies et avec l’aquarium ? Merci Monsieur pour le cadeau. Tu vois, j’ai même l’aquarium. C’est juste une grosse bulle de verre.
    Et tu vas les nourrir comment tes poissons ?
    Et Kamel tu … c’est pas vrai des poissons … je t’avais pourtant interdit ! Tu vas les rendre au marchand … ou il est celui-là que je lui dise … parti quoi parti ? Et cadeau ? c’est vrai ça Ali ? Oui il lui a fait cadeau ! Je le crois pas … cadeau et on n’a déjà pas de place … des polissons voilà ce que vous êtes tous les deux. Sont dans la rue comme poissons dans l’eau

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