Défi 13 décembre

Pour le treizième défi le thème est l’excitation. Cette émotion très souvent typique de l’enfance déclenche l’écriture.

A vos plumes

5 réponses à Défi 13 décembre

  1. Marc dit :

    (Au soir du 31 décembre, alors que tout l’immeuble s’apprêtait à fêter le nouvel an, Grégoire frappa à la loge. En lui souhaitant une bonne année, il tendit un petit paquet à Mélanie lui recommandant de ne pas l’ouvrir avant minuit.)

    Mélanie surprise, regardait bêtement Grégoire. Elle resta quelques secondes les bras ballants sur le palier, bafouilla de vagues remerciements, promit d’ouvrir le paquet le moment venu puis parvint péniblement à lui souhaiter une bonne soirée avant qu’il ne regagne son quatrième étage. Elle posa le cadeau à proximité du clavier de son ordinateur et entreprit d’essayer d’ouvrir le sixième sous-dossier de la série. Elle était persuadée qu’elle y trouverait un nouveau dossier qui en contiendrait lui-même un autre, et pensant que le logiciel que lui avait fourni Darkbumb ne parviendrait à les déverrouiller qu’au terme d’une longue nuit, elle se cala dans son fauteuil et s’apprêta à patienter les cinq minutes qui la séparaient de l’année suivante. Hypnotisée par toutes sortes de caractères qui défilaient sous ses yeux à des vitesses vertigineuses, elle fixait alternativement son écran, le compte à rebours de l’horloge et le mystérieux petit colis qui l’attendait. Elle sentit monter en elle une sorte de prémonition. Un pressentiment dont elle ignorait encore s’il était heureux ou non. L’ordinateur de Grégoire lui résistait depuis plusieurs jours et elle n’ignorait pas que son propriétaire l’entraînait dans un jeu dont il était le seul maître. Mélanie ne lui en voulait pas. Elle n’éprouvait à son égard aucune animosité. Elle avait parfaitement conscience de sa responsabilité et voulait juste savoir si la surprise que Grégoire lui réservait était hostile ou amicale. Elle se surprit à redouter sa réaction et sentait fébrilement qu’un large pan de sa vie dépendait de la manière dont Grégoire apprécierait l’intrusion dans son ordinateur. La mèche de cheveux qu’elle vrillait nerveusement autour de son index en attendant minuit, finissait par lui faire une papillote qui ressemblait à un cotillon de fête courant le long de sa joue. Elle envisagea un instant l’hypothèse que Grégoire puisse ne pas du tout goûter la plaisanterie et se décide à porter plainte.
    – Mon Dieu ! pensa-telle en entrevoyant la série de catastrophes qui s’en suivrait, que vais-je devenir ?
    Avec ce petit plaisir qu’on éprouve à se faire peur sans raison, elle se figura un avenir tragique et miséreux qui auraient pu lui tirer quelques larmes de compassion s’il n’était resté qu’une poignée de secondes avant minuit. Fasciné par l’égrenage du temps et sans quitter son écran des yeux, elle avait saisi le paquet de Grégoire et entrepris d’en retirer maladroitement le ruban qui l’entourait. Sa main tremblait d’excitation.

  2. martine estrade dit :

    texte vraiment réaliste, on s’y croirait , la tension avec ! bravo
    martine

  3. martine estrade dit :

    Les cataratas d’Iguaçu,
    La Merveille de l’Argentine , Iguazu, « les grandes eaux » entourées de part et d’autre au Brésil comme en Argentine d’une forêt amazonienne préservée classée Parc Naturel , le clou de notre voyage, nous allons le découvrir à la fin de notre périple. Des chutes d’eau qui s’étendent sur un front de trois kilomètres et demi , des cascades de 80m de hauteur, interrompent le cours de l’immense rivière Iguaçu, affluent du fleuve Parana. Un spectacle grandiose plus imposant que les chutes du Niagara ou de Victoria.
    Dès la sortie de l’avion, oubliés les déserts minéraux brûlants, la pauvreté majestueuse des montagnes andines, les animaux rares au milieu d’étendues immenses. A peine le 4X4 a t-il pénétré dans le Parc National où se trouve notre hôtel, le mythique Sheraton dont la vue donne directement sur les chutes, que nous pénétrons une luxuriante forêt tropicale , animée d’oiseaux multicolores et d’étranges mammifères, les coatis aux longs nez plutôt mignons ,que nous caresserions volontiers si un panneau montrant une photographie de main ensanglantée ne nous en dissuadait efficacement.
    A l’hôtel nous dinons avec vue sur le nuage d’écume des chutes juste en face. Leur vrombissement est perceptible même à cette distance.
    Le lendemain matin nous sommes prêts bien avant l’heure d’ouverture du « train écologique de la jungle » qui serpente vers les différents points de visite sur le parcours. Côté Argentin , il y a deux parcours ,un supérieur en hauteur et un plus bas, chacun de deux heures de marche pour apprécier les différentes cascades ( il y en a 275 !) . Nous ne sommes pas seuls pour prendre le petit train et il y a de la bousculade mais notre guide est efficace et habituée et nous parvenons à avoir une place sur le côté pour photographier. Nous longeons le fleuve Iguaçu et guettons les chutes. Les hirondelles d’iguacu piquent régulièrement sur les cascades. Sur un rocher , au milieu de l’immense fleuve marron, un cormoran déplie ses aîles. Nous sommes perplexes sur la possibilité qu’il les sèche ainsi. Des oiseaux multicolores sont posés sur les branches des arbres. Le côté argentin, plus sauvage laisse entrevoir des cascades différentes et des points de vue successifs tous plus surprenants. Enfin par une passerelle et recouverts d’un ciré qui nous couvre jusqu’au pied nous nous approchons au plus près de la Garganta del Diabolo . La gorge du diable porte bien son nom car un vacarme infernal nous assourdit et nous sommes trempés. Le flux de millions de mètres cubes /secondes s’y abat dans une vision saisissante.
    Nous rentrons à l’hôtel impressionnés et exténués. Le lendemain le côté Brésilien que nous atteindrons après avoir passé la douane et à nouveau pénétré un parc naturel subtropical envahi d’oiseaux colorés sera plus ramassé et les chutes grandioses seront appréhendables d’un seul point de vue que nous aurons du mal à quitter , n’en croyant pas nos yeux ni nos oreilles. Les singes , sensibles peut être à l’excitation des touristes et à leur désorientation lorsqu’ils se dirigent vers les baraques pour y déjeuner, sautent des toits des restaurants du parc pour leur voler sandwichs et objets sans qu’ils soient capables de réagir. Les coatis courent partout , également à la recherche de nourriture, et les oiseaux , se sachant protégés mangent à même les tables. La beauté et la force du paysage et de la nature nous laissent sans voix. Devant l’intensité des phénomènes, nous sommes abasourdis, comme drogués.

  4. Odile zeller dit :

    Avec l’approche de Noël l’atmosphère avait changé dans le maison. Tout d’abord les enfants avaient exigé un vrai sapin comme chez les autres. Elle avait avancé que les branches étaient plus écologiques. Le plus jeune avait tellement pleuré qu’elle avait cédé. La décoration de l’arbre avait entraîné sa colère. L’équilibre instable du sapin et ses chutes successives avaient coupé court à l’excitation de l’opération. Ensuite l’excitation était montée d’un cran. Les plus grands se glissaient dans tous les recoins de l’appartement pour dénicher les cadeaux. Le plus jeune, Victor avait finalement décrété qu’il ne croyait plus au Père Noël. Les enfants derrière Marie avait souhaité que Noël soit avancé. Les parents étaient restés fermés sur la date. Marie avait argumenté que cela éviterait de déplacer tous les cadeaux pour rien. La dernière semaine fut particulièrement difficile, le niveau d’agitation ayant atteint des sommets, puisque les petits, eux aussi, s’étaient mis à fabriquer leurs présents. Les portes étaient tenues fermées. Bagages et ménage devenaient impossibles. Tant pis … chocolat et sables disparaissaient au fil de leur fabrication. L’étape du choix des vêtements déclencha une ruée formidable sur les placards à la recherche de robes de princesse… en vain…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.