Défi 18 pauvre poète

Carl Spitzweg le pauvre poète

Les défis 17 sont enregistrés, merci

Notre défi 18 nous emmène dans la mansarde du pauvre poète. Il brûle ses livre pour se chauffer. Faut il le plaindre ?

Vous avez le choix.

– Faire parler un ami qui se moque de lui et le force à se lever.

– deviner ce qu’il peut bien écrire

– écrire sa plainte et sa mélancolie.

n’hésitez pas à retrouver ce tableau sur Wikipedia.

Bonne écriture et à demain

pour le plaisir d’écrire

les plumes !

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12 réponses à Défi 18 pauvre poète

  1. Odile zeller dit :

    Texte d‘Yvonne

    Ah! Misère! La peste soit de cet hiver glacial qui n’en finit plus, il y a de la neige partout et il pleut dans ma mansarde, j’ai dû m’abriter sous un vieux parapluie ouvert au-dessus de ma paillasse et accroché au mur. Il fait un froid de canard et je ne peux même pas allumer le poêle, j’ai bien brûlé une pile de feuillets et j’aurais voulu en faire de même avec une autre liasse de mes oeuvres, mais j’ai hésité car au fond je ne voulais pas les perdre, et voilà que la bougie s’est éteinte, je n’ai plus de feu! Plus rien à manger, plus rien à me mettre, mes vêtements ne sèchent pas à cause de l’humidité ambiante. Je suis seul, enfoui sous une vieille couverture effilochée,enveloppé dans mon éternelle robe de chambre rapiécée, à chercher vainement l’inspiration, qui ne vient pas! J’ai beau compter et recompter les pieds des vers, écrire un hexamètre sur le mur, rien à faire, je n’y arrive pas! C’est que, comble de malchance, j’ai perdu ma muse! Lasse de tant de misère, Greta a pris la clé des champs, elle m’ a quitté, oubliant son bonnet rouge et son pendentif qui sont restés là, accrochés à côté de la porte, avec un billet d’adieu….Il fera bientôt nuit et je n’y verrai plus rien, il va falloir que j’arrête mes efforts de versification . Ah! si au moins il faisait beau, je pourrais aller me promener, j’ai encore mon vieux manteau, mes bottes, mon chapeau et mon bâton de promenade, la balade et le grand air réveilleraient peut-être mon inspiration engourdie…Mais par ce temps, rien à faire, il ne me reste plus qu’à dormir, en espérant que demain sera un jour meilleur…qui sait?

  2. Odile zeller dit :

    Texte de Ludmilla

    La neige dehors tombe et couvre tous les toits

    Et moi pauvre poète les mots ne viennent pas

    J’en cherche des beaux dans cette chambre qui s’endort

    Comme moi dans cet univers de poussière et de mort

    Voudrais-je du soleil, des ombres et des idées

    Je ne sais plus, je me savais pourtant poète

    J’en veux à la terre, à ma tête, à mon bonnet

    Je m’enlise, mon crayon glisse et trace un trait lisse

    J’avais des amis mais où sont-ils aujourd’hui

    Je ne sais plus compter, l’hexamètre m’ennuie

    Le froid m’engourdit, pas même la chaude lumière

    Du poêle ou de la lampe. Ce parapluie, là, ouvert

    Me comble. Si seulement j’étais dehors et sans peur

    Une seule feuille j’en emplirais pléthore de mots

    J’en veux à la terre, à ma tête, à mon bonnet

    Je m’enlise, mon crayon glisse et trace un trait lisse

  3. Odile zeller dit :

    Texte de Madeleine

    Hé, le Poète, lève-toi, c’est en marchant que tu auras les meilleures idées!

    Je vois bien que couché, ta plume hésite. Va, passe sur le pont qui traverse le ruisseau, regarde son cours qui t’invitera à dépasser les mots sur lesquels tu trébuches.

    Ta chambre sent le renfermé, va te promener au grand air, c’est à son contact que tu saisiras au vol l’inspiration.
    Dans ta mansarde minable, ton parapluie te protège de l’eau qui s’infiltre par le plafond. Si tu vas dehors, mets ton chapeau et profite de l’air vivifiant d’une bonne ondée.

    Sens les graviers sous tes pas, écoute le bruissement des feuilles mortes, ne t’évoquent-t-ils pas quelque mot?

    Tu brûles tes vieux manuscrits… te souviens-tu de ce texte si beau que tu n’as jamais publié? Organise tes écrits avant de les brûler et tu trouveras des pépites!

    Mon Ami, remue donc ta vieille carcasse, crois-moi, c’est dehors au grand air que tout se passe!

    Mon Ami, viens te promener avec moi!

  4. Odile zeller dit :

    Texte de Dorothée

    Eh l’ami, tu n’es pas l’air bien vaillant ! Regarde toi, au fond de ton lit, la plume à la bouche en train de compter tes vers. Et ce parapluie en lévitation au-dessus de ta tête, c’est fait pour t’inspirer ?! Je suis quasiment certain que tu ne t’es pas levé depuis plusieurs jours, cette chambre empeste le renfermé. Et j’imagine que tu dois grelotter, c’est pour ça que tu as mis ton bonnet ?!
    Non mais regarde toi, de quoi as-tu l’air ? Prends ta canne, ton chapeau, chausse tes bottes – je n’en vois qu’une d’ailleurs, où est la seconde ? – et sors au grand air, tu trouveras sûrement plus d’inspiration ! Vois le soleil qui brille dehors, va te réchauffer le cœur ! Et tu pourras en profiter pour racheter du bois, ton poêle n’a plus l’air de fonctionner.

    Très bien, ne réponds rien, obstine toi dans ton silence. Bientôt c’est ta plume qui sera muette elle aussi.
    Tu te dis poète, mais ce n’est pas comme ça que tu vas connaître la gloire ! Quelle muse aurait envie de venir dans ton antre si obscure ? Regarde, la dernière n’est même pas venue récupérer son chapeau et sa médaille, tu lui as passé toute envie de revenir !

    Oui, je suis sans doute sévère et dur, mais je suis ton ami. Mais si tu ne fais rien, il va finir par t’arriver un grand malheur. Et je ne voudrais pas me faire griller la politesse par la Grande Faucheuse lors de ma prochaine visite.

  5. Odile zeller dit :

    Texte de Janine

    Le poète

    Salut à toi, peintre maudit ! Encore au fond de ton lit ?
    Dis donc, ça pue le bouc chez toi. Depuis quand tu n’ouvres pas la fenêtre ? Et le nez dehors, tu l’y mets parfois ?
    C’est pas en restant vautré que tu vas trouver l’inspiration. Je sais pas si une fée s’est penchée sur ton berceau, mais ça m’étonnerais que les muses se penchent sur ta paillasse pleine de puces. Elles n’aiment pas les feignants, les muses. Lève-toi et marche, Lazare ! Sors, regarde le monde au lieu de regarder ton nombril, tu vas finir par tomber dedans.
    J’en crois pas mes yeux ! Le parapluie ouvert au-dessus du lit ! D’abord ça porte la poisse un parapluie ouvert dans la maison et s’il pleut sur ta tête tu ferais mieux de déménager. Pas d’argent ? T’as dilapidé ton pécule ? Alors retrousse-toi les manches et cherche-toi un boulot. C’est pas avec tes vers à la noix que tu vas manger.
    Reviens sur terre, ouvre les yeux, bon sang ! Un jour t’as eu le malheur de pondre deux rimes et tu t’es cru poète. La poésie c’est comme tout, ça se mérite. Ça vient pas tout cuit. Sauf peut-être chez les génies. Et encore… Mais chez toi, excuse ma franchise, le génie… il est allé voir ailleurs.
    Remarque, ils sont utiles tes manuscrits, ils te permettent de te chauffer !
    Quoi ? Tu pleures ? Je voulais pas ! Je veux juste te faire sortir de ton trou, pour que tu reviennes à la réalité, que tu vois la beauté du monde et que tu te souviennes que tu as un ami. Allez, fais un effort, pour me faire plaisir, habille-toi, viens…
    Ah! Il bouge, lentement, mais sûrement. On dirait un bradype qui descend de son arbre ! Tu souris ? Alors j’ai gagné ?

  6. Odile zeller dit :

    Texte d‘Odile

    Debout !

    Le pauvre poète! Regardez le mais regardez le bien. Il est au chaud, sous les couvertures, la plume en l‘air. Malheureux ? Non tranquille. Il cherche l‘inspiration, un bonnet de meunier sur la tête, mon cadeau de Noël. Son poêle marche à coup de livres. Des cadeaux de ses amis écrivains qu‘il n‘a pas ouverts. On prétend même que la plume dans la bouche son pouce écrase une puce. Ce sont les méchantes langues qui le murmurent. En désordre certes sa mansarde reste propre. Une voisine qui aime les vers vient chaque semaine épousseter.
    Moi à le voir la rage me prend quand je le sens sombrer dans la paresse. Pendant qu‘il peaufine un sonnet nous trimons comme des bêtes dans nos bureaux, nos fabriques ou dehors dans les champs.
    Je vais le chercher. Les étages à grimper ne me font pas peur. Il faudra qu‘il se vête, qu’il coiffe son haut de forme, qu’il sorte. Il soupirera, auguera souffrir de maux de tête, avoir une rime à trouver. Je céderai pas. Il me suivra, sinon privé des bouteilles et des victuailles que je lui fais porter chaque semaine, il faudra bien qu’il quitte sa tanière. Sinon finie mon amitié, je lui dois ce service.

    Ses fameux vers ne doivent rester secrets. S’il les lit, les partage, il trouvera un public, des lecteurs, que sais je un éditeur. Un écrivain, même poète, qu’on ne lit pas ? Ce n’est qu’un pauvre bougre qu’on traite à juste titre de fainéant. Allons courage ! Cette fois … il va quitter sa couette.

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