Dernier défi de novembre

Voici le dernier défi de novembre…. Pour décembre les plumes préparent un super challenge qui …. à suivre

Les mots du logorallye sont les suivants :

Balance, suspect, datcha, cabriole, honnête, lance-pierres, proscrire 

A vos plumes et belle écriture

Odile

18 réponses à Dernier défi de novembre

  1. ampie dit :

    «  Tu me déçois Paulo. Tu sais c’ que t’es : t’ es une balance!
    J’ le crois pas ! Tu veux dénoncer le boss ? Au moindre truc suspect, tu tournes casaque illico? Et même tu ressors des vieilles embrouilles pour te tirer des pattes. C’est bas.
    Tu brûles ce que t’as adoré.
    T’étais bien content, si j’ m’ trompe pas, d’aller passer l’été dans la datcha du boss à Ramatuelle. M’ dis pas qu’ t’aimais pas toutes ces pépées qu’il attirait à ses fêtes comme des papillons. T’étais pas regardant pour la cabriole, toi non plus. Sois honnête : toi aussi t’as participé au trafic…
    N’importe comment, tes soi-disant preuves maintenant, c’est comme si t ‘attaquais un blindé au lance-pierre.. Ça fera pschitt, c’est tout. Mais y a des armes à proscrire, pépère, et celle-là en plus elle va t’attirer … (Jean sort un revolver et tire. Paulo s’écroule) …des ennuis. »

  2. Loretta Loria dit :

    J´ai beaucoup aimé tous ces textes. Bien évidemment, les mots choisis ont inspiré les plumes! Merci!

  3. Marc dit :

    Au sommet du Mont Ventoux.
    Greg Lemon bat Lance Armstrong. A plates coutures en sus !
    ̶ Paies ton coup, dit Pierre, cette ascension fera date,
    ̶ Chat échaudé craint l’eau tiède, reprit Simon (il sautait comme un cabri) Oh ! Le sacré Lemon ! Êtes-vous pour Lance, Pierre ?
    ̶ Faut-il te le dire en vers ou en prose ? crie, revigoré, Pierre le poète.

  4. Claude dit :

    Bon, d’accord. Justin était bien la balance qui avait suggéré le nom d’Igor aux enquêteurs. Cependant, les policiers ne parvenaient pas à établir un lien de cause à effet entre le casse dans la datcha et le roi de la cabriole qu’était Igor, son cousin de la main gauche. Et tout aussi invraisemblable que cela puisse paraître, lui, Ivan, était devenu leur suspect numéro 1.
    Sans preuve aucune ni piste à suivre, les fins limiers de la section criminelle restaient perplexes. D’autant que le propriétaire de cette résidence de vacances sur les bords de la Mer Noire était honnête en général et n’avait aucune lien avec les groupes maffieux de la région. Probable que cela n’ait aucun lien avec la vitre cassée au lance-pierres. Le malfrat était entré par la fenêtre. Il n’avait laissé aucune empreinte, avait emporté un seul objet de valeur sans résister au plaisir de s’offrir tout le ‘home-cinema’ et les ordinateurs.
    A proscrire, donc, tout soupçon d’espionnage ou de chantage industriel. Les années 1960 étaient loin. Encore que …

    Un indice : « lance-pierres ».

  5. Marie-Pierre dit :

    Je ne suis pas une balance. Point à la ligne. Ils peuvent tout me promettre, le meilleur comme le pire, je ne parlerai pas. Je me tairai jusqu’à ce que la mort nous sépare. C’est comme ça : moi, je ne balance pas. Et tant pis si je suis un suspect et que je ne peux pas partir en weekend dans ma datcha. Je finirai bien par m’en sortir. Je suis le roi des cabrioles. Je trouverai quelque chose pour détourner leur attention. Il se sont trompé de gugus. Je ne suis pas honnête certes, mais je ne trahis pas les miens. C’est comme ça. Je ne me presse pas à leur mijoter un alibi. Je les laisse espérer une faiblesse et je réfléchis. Il ne faut jamais mentir avec un lance-pierres. La précipitation est à proscrire si l’on veut mentir dans les règles de l’art.

  6. mireille dit :

    – Maman tu connais cette datcha où demeurait une babouchka si laide et si antipathique. Tout le monde disait que c’était une sorcière. Maintenant c’est une jolie blonde qui vit là. Regarde, elle se balance dans un fauteuil à bascule au fond du jardin. Elle est calme et sereine, mais si tu l’avais vue ce matin ! Je l’ai observée longuement à travers la fenêtre de la cuisine. Elle se trémoussait comme une véritable folle sur ce petit lopin de terre. Elle enchainait, roulades, poiriers et cabrioles en tout genre. C’était une danse endiablée, peut-être une danse de sabbat. En la voyant ainsi, j’ai pensé que c’était la vieille qui, par un tour de magie, s’était métamorphosée en une beauté resplendissante. Ensuite, elle a sorti des petits outils, et s’est mise à travailler sur la table du jardin. Elle fabriquait un lance-pierre. Elle sculptait le cuir avec la même attention que si elle réalisait un bijou. Qu’est-ce qu’elle va faire avec un lance-pierre décoré : tuer tous nos petits oiseaux ou nous attaquer ? Tout cela me semble extrêmement étrange et bizarre, voire suspect. Et puis elle est trop belle pour être honnête, tu ne trouves pas ?
    – Mon fils il faut éviter et proscrire tout amalgame. Ce n’est pas parce que la babouchka était âgée est vilaine qu’elle était ensorceleuse, d’ailleurs les sorcières n’existent pas. Ce n’est pas parce que cette jeune femme est belle, pleine de vie et que tu ne comprends pas ce qu’elle fait, qu’il faut la soupçonner de tous les maux de la terre, tu ne trouves pas ?

    • Odile zeller dit :

      J’aime beaucoup le contrepoint au quand-dirait-on. La version du garçon et la reprise de sa mère. Les deux femmes sont bien décrites et très visibles,
      Très contrastées aussi deux extrêmes. Ça marche très bien comme une fable
      Merci

  7. Odile zeller dit :

    Texte de Loretta

    Quatrième défi novembre

    Ses larmes ne voulaient plus s´arrêter, un peu comme lorsque, étant petite, elle séjournait à la datcha de sa grand´mère et ne pouvait s´arrêter de faire des cabrioles sur le pré, tandis que son frère jouait avec un lance – pierre improvisé par leur père. Elle les enchaînait les unes après les autres, quitte, au bout d´un certain temps, à perdre la balance. L´étourdissement ressenti alors était semblable à celui qu´elle éprouvait aujourd´hui, un sentiment de libération de toutes les angoisses couvant au plus profond d´elle – même. Tout lui revint à l´esprit, si subitement que le phénomène devenait presque suspect. En même temps, son désespoir de la veille lui sembla bien peu honnête : au fond, ce n´était qu´un abandon, mille autres femmes dans le monde en étaient continuellement les victimes. Fallait – il pour cela proscrire de son futur toute perspective de retrouver l´amour? D´un sourire, son premier depuis des semaines, elle fit un signe de bienvenue à la chevelure rousse et salua, par là – même, son retour à la vie.

    • Odile zeller dit :

      L’évolution du personnage est bien menée… on sent que les mots appuient une envie de sortir d’une impasse. Le rythme est bon, les phrases sont un peu trop fluides peut être pour un monologue intérieur …
      cela se lit très bien et évidemment on voudrait la suite
      Merci

  8. Odile zeller dit :

    Menace
    Natacha pose trois œufs sur la balance. Elle écoute la radio en sortant un à un les ingrédients. Un bruit suspect l’a fait sursauter. Des souris ? Elles nichent dans les recoins de la datcha et la nuit s’offrent des cabrioles dans la charpente. Pour être honnête elle s’en moque. Les rongeurs cherchent un refuge pour l’hiver et hibernent, ils ne grignotent rien. Elle tend l’oreille, c’est dehors. Elle aperçoit Piotr et Igor, les deux trésors, armés de lance-pierres, fuyant à toutes jambes les crocs du molosse d’un voisin. Qu’ont ils encore inventé, ces deux là. Elle rit et continue le gâteau. Qu’ils s’amusent c’est de leur âge. Toute intervention est à proscrire sous peine de se mettre à dos le voisinage si elle défendait sa progéniture.
    Le téléphone, accroché à une poutre pleure quelques notes …la liaison est mauvaise
    Oui, Sacha … rentrer à Moscou ? Partir quand ? Demain ? Ce soir ? … Pour la Sibérie ? Mais …. il a raccroché … elle se lave les mains et met la pâte au four.

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