Deuxième défi de novembre

Le deuxième logorallye comprend les mots suivants

acarien, galère, barbe à papa, percuter, télescope, musaraigne, éloquent, craquement.

Vous pouvez écrire votre texte avec ces mots dans l’ordre ou dans le désordre.

Belle inspiration !

 

les plumes

15 réponses à Deuxième défi de novembre

  1. Claude Klein dit :

    “Quelle plaie, ces acariens!”
    Couché sur la seule couverture à n’avoir pas vu le soleil depuis des mois, Joseph se gratta consciencieusement l’entre-jambe, qui le démangeait.
    “Dans quelle galère me suis-je encore embarqué”, se demanda-t-il tandis que ses paupières lourdes des trois jours sans repos, se fermaient définitivement. Plongé dans un sommeil de plomb, il sombra. Petit à petit, cependant, les rouages de son cerveau s’enclenchèrent et, sous ses yeux hermétiquement clos, des images paradoxales défilèrent.
    Pris au piège de fils aussi fins et collants que ceux des barbes-à-papa de son enfance, il se débattait. Il les aurait bien dégustés comme à la foire mais ce délice lui était refusé dans la lutte désespérée qu’il menait pour se frayer un passage au travers de cette masse opaque. Et, impossible de percuter le pourquoi du comment de cette interdiction…
    Le paysage changea.Le scientifique se vit tout en haut du Pic de la Mirandole, télescope rivé à son oeil gauche, tandis qu’il analysait tous les aspects de Pluton. A tout prix étayer sa théorie selon laquelle, les musaraignes avaient colonisé cette planète …
    Ses collègues se riaient de ce qu’ils nommaient ‘les élucubrations du savant fou’. Cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Sa certitude le portait. Et, le jeune scientifique savait qu’en éloquence, il les battraient à plates coutures lors de leur congrès annuel – Platon et cours d’art dramatique lui ayant appris à manier la langue de Voltaire comme personne. En attendant, il continuerait ses mesures aussi précisément que possible.
    Soudain, un craquement menaçant déchira l’atmosphère.

  2. valérie dit :

    Mais quel foutoir cette chambre, une vraie galère pour entrer, circuler et réussir à s’extraire de ce bazar.
    “Tu ranges quand mon fils?…demain?”
    Son silence éloquent sous-entendait: Mais de quoi tu me parles?
    Des montagnes de livres, caleçons, chaussettes, restes de nourriture, tout indiquait qu’un humain vivait là mais peut-être pas que…
    Effectuer une traversée sans rien écraser ou percuter,défi!
    Le nez accroché à son télescope, perdu dans ses étoiles, le petit garçon ne captait rien de son environnement immédiat.Il était, en ce moment,sur Vénus ou Jupiter et tout était parfait,ordonné.
    Oui mais là on n’était pas sur la Lune mais plutôt dans le temple des acariens, saleté de bestiole.
    Un craquement se fit entendre, une souris ou une musaraigne, inconsciente du danger,tentant d’investir les lieux.Comment savoir?Même le chien n’était pas identifiable dans ce capharnaüm.
    “Chéri, tu viens, on va manger une barbe à papa à la fête foraine, tu sais le truc insipide bourré de colorants.”
    “Peux pas,j’attends Mercure…elle doit passer devant le Soleil, si je rate ça faudra que j’attende 2032 avant de le revoir.”
    Evidemment, un argument pareil…
    Sa seule consolation, même la mère d’Einstein a du connaître, elle aussi, de grands moments de solitude, comme elle là, au milieu de cette chambre avec sa barbe à papa.

  3. Loretta dit :

    ‘Texte de Loretta ‘Les yeux rivés au sol, elle marchait concentrée sur l’effort de régler sa respiration sur la cadence de son pas. Ou bien était-ce le contraire? Histoire en tout cas de tromper son esprit en lui offrant une diversion à son désespoir, qui n’aurait pas été moindre si elle s’etait trouve enchaînée sur une galère romaine.
    Toute à son exercice, elle ne vit l’obstacle que lorsqu’elle percuta violemment contre lui. Sa chute fut suivie d’un craquement au niveau de l’épaule, son qui aurait difficilement pu être plus éloquent. La nature s’offre parfois le luxe de se montrer charitable: lorsqu’un certain seul de douleur est atteint, elle peut vous faire sombrer dans l’inconscience. Avant de s’y abandonner complètement, notre héroine remarqua les étoiles perçant le noir qui remplissait sa vue, comme si elle les observait au travers d’un téléscope. En même temps, un chatouillement leger au niveau de l’abdomen fit vibrer tout son corps, une souris peut- etre, une musaraigne? Cette dernière emporta sur son passage les étoiles et des acariens menaçants occupèrent le vide. La dernière image qu’elle vit avant de perdre totalement les sens fut celle de son père, lui souriant avec bonhommie tout en lui tendant un énorme bâton de barbe-à- papa…”

  4. MIREILLE dit :

    Les acariens étaient devenus les maîtres du monde. Personne ne le savait. Ils étaient silencieux, on entendait aucun bruit, aucun clapotis, aucun craquement. Et pourtant ils étaient omniprésents, sur terre, dans l’eau et dans les airs. Les derniers mammifères terrestres, les êtres humains, avaient vécu tellement de galères dans tous ces lieux qu’ils se confinaient dans leurs appartements qui les protégeaient de l’extérieur. Ils ne s’ennuyaient pas. Ils avaient des écrans pour se divertir et avec leur télescope ils essayaient de regarder les planètes où leurs familles avaient migré , mais sans succès. Ils n’arrivaient plus à se reproduire. Désastre qu’ils avaient du mal à comprendre. Que c’était-il passé au fil des ans ? Qu’est-ce qu’ils n’avaient pas compris, percuté ? Peut-être tous ces OGM avalés ? Alors, dans leurs intérieurs confinés ils avaient privilégié la cuisine moléculaire. Ils choisissaient la texture, la couleur, l’odeur, la saveur. Très souvent on se retrouvait avec des recettes bizarroïdes, genre barbe à papa aux teintes extravagantes ; mais, bon, ils aimaient ! Dans ce monde nouveau, seuls les petits animaux qui vivaient à fleur de terre ou sous terre avaient sauvé leurs peaux : taupes, serpents, lézards, souris et musaraignes avaient trouvé refuge au sein des forêts. Là, les grands arbres majestueux continuaient à prospérer au rythme des siècles, protégeant ainsi toute une flore et la faune qui les avait rejoints.
    ” Voilà mon dernier rêve Docteur, comment l’analysez-vous ?”
    Les yeux clos, allongée sur le divan, Adèle attendait la réponse de son psy, généralement si éloquent. Mais là, rien, aucune réponse. Ah, si, enfin ! Un léger ronflement se fit entendre.

  5. ampie dit :

    Est-ce parce qu’enfant il était allergique aux acariens que Valentin décida un beau jour de quitter le plancher des vaches pour une lieu plus aéré, la mer ?

    La recherche du bateau idéal fut une galère… Il éplucha des dizaines de sites et visita beaucoup de navires. C’est finalement sur la cabane d’un marchand de barbe à papa à la foire de Rennes qu’il fut mis sur la piste de l’oiseau rare. En faisant la queue devant le marchand, il eut largement le temps de lire une petite annonce collée sur le côté de la cabane qui proposait le catamaran de ses rêves, visible dans un port à sec pas très loin de chez lui. Argument percutant, le prix était fort raisonnable pour ce type de bateau. Il passa un coup de fil au numéro indiqué pour convenir d’un rendez-vous.

    Sa première impression fut mitigée parce que la peinture grisâtre s’écaillait sur les deux coques qui ne semblaient pas avoir vu l’eau depuis longtemps. Les drisses pendouillaient. Le bateau n’avait pas l’air entretenu. Mais cette impression fut bouleversée par la vision d’un gros télescope qui trônait sur la plage arrière. Valentin adorait l’astronomie et passait de longues heures à observer le ciel. Le propriétaire de ce bateau ne pouvait être qu’un frère d’âme. Et puis le bateau s’appelait Musaraigne. Drôle de nom pour un bateau, même s’il découvrit qu’il existait des musaraignes d’eau. Valentin aimait bien la sonorité du mot, où la muse côtoyait l’araigne et sa toile patiente.

    Le vent soufflait en tempête et ils s’installèrent à l’abri dans le cockpit pour discuter. Le bateau sur ses cales frissonnait dans les rafales. Le propriétaire se fit très éloquent. Valentin regardait par le hublot quand il vit un des grands arbres qui bordaient le lieu s’abattre dans un craquement effroyable. Ils se précipitèrent sur le pont. Le bateau voisin gisait sur le sol dans un enchevêtrement mortel de branches. La Musaraigne était sauve. Un signe du destin ?

  6. Marc dit :

    On a croisé un drôle de bobby dans les rues de Londres. Un brave flic sans doute. Mais qui sème derrière lui toutes sortes d’objets.
    – Y a qu’à rien dire du tout !
    Le gars, l’air pas commode, se barbe. À papa, il ne dit rien, à moi plus d’ailleurs. Il perd cutter, menottes, matraque…
    – Tel est ce cop, dit papa qui s’amuse à régner, et l’eau, quand elle tombe, il pleut.
    J’admire mon père, mais je crois que ce crack ment !

  7. Marie-Pierre dit :

    Être allergique aux acariens, c’est galère. C’est pire que de se laver les mains quand elles sont toutes collantes de barbe à papa. Impossible pour moi d’être dans une pièce qui n’a pas été nettoyée et aérée à fond. C’est pourquoi je ne sors jamais, même pas pour aller à l’école. Je suis des cours à distance par Internet. Je ne risque pas d’être percuté par un camion en rentrant. Je me console comme je peux. J’observe la vie des autres avec mon télescope. Je sais aussi tout des musaraignes qui vivent dans le jardin d’en face. C’est éloquent de les regarder dévorer des insectes. Dommage qu’ils ne mangent pas des acariens…. C’est le début du craquement : il est temps que je renverse la dictature des acariens.

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