Vert : fraîcheur et nature vous inspirent

Le vert

inspirez-vous  de ces herbes folles d’Albrecht Durer pour écrire un conte en vert.

C’est facile

Il était une fois une herbe, un cactus, une rose et vous racontez la suite.

J’attends vos textes et

pour nos adhérents, n’oubliez pas d’écrire et d’envoyer une histoire de Noël. Nous en ferons une page aux couleurs des fêtes.

Les textes jaunes sont ici.

A bientôt

la plume

7 réponses à Vert : fraîcheur et nature vous inspirent

  1. Excellent way of explaining, and pleasant piece of writing to take
    information regarding my presentation focus, which i am going to present in institution of higher education.

  2. Odile zeller dit :

    Petit châtaignier deviendra grand

    Il était une fois un petit châtaignier dans une grande forêt. Il était si petit qu’il avait peur de ne jamais devenir grand comme ses voisins les grands chênes. Son voisin, un petit hêtre, le rassurait de son mieux. « Nous aussi on va grandir. Les grands chênes, on les dit centenaires et nous qui n’avons qu’un an, on a tout le temps. »
    Mais un jour une main l’a saisi et détaché avec une petite motte de terre. Arrivé au bout d’un bref voyage il est sorti à la lumière et s’est trouvé aveuglé. On l’a transplanté dans un pot. Et la il était tout seul sur une fenêtre, très loin de sa forêt. Seul il en voyait d’autres comme lui, dans des pots, pas très hauts. Il s’est dit très triste que jamais il ne grandirait. Il avait tout ce qui lui fallait de l’eau, de la lumière, des minéraux et une taille régulière. Pas question de grandir ni de bavarder.
    Un matin de printemps il se sentait si fier d’un bourgeon tout vert.
    Une petite voix près de lui demanda
    – Papy c’est quoi ça ?
    Un bourgeon qui pourrait donner une châtaigne. Je vais le tailler. L’arbre est trop jeune pour nourrir un fruit.
    – Non papy moi je trouve la châtaigne trop belle. C’est genre marron … ça brille et c’est tout lisse ?
    – comme tu veux … on peut attendre

    La main s’absenta pendant des mois et seule la petite main vint pour les arrosages régulièrement.

    Le petit châtaignier produisit une châtaigne. Il était grosse et lourde mais il en était très fier.
    La petit main découvrit le fruit et cria
    – Papy regarde la châtaigne. Tu es guéri et le châtaignier t’ a offert une surprise.

    De ce jour-là le châtaignier fut choyé et plus tard il fut replanté dans le jardin du petit garçon où il vieillit et devint grand.

  3. Ludmilla dit :

    De mémoire de hêtre

    Je me doutais bien qu’il se passait quelque chose d’anormal. On m’a mesuré le tronc puis de haut en bas, mon envergure aussi. C’était le mois dernier, juste avant mes premières feuilles.
    J’ai dit aux bourgeons que c’était pour une photo, qu’ils devaient montrer leur plus beau duvet et faire un large sourire.
    Je trône devant la mairie du village depuis 1830. On vient de toute part s’asseoir à l’ombre de mes ramures. Sur les bancs certains font une petite sieste, d’autres lisent le journal, des mamans prennent une minute de repos avec leur bébé dans la poussette en attendant la tétée. Il y a aussi ceux qui ne font rien apparemment, ils rêvent, sans doute en me regardant.
    Moi, le rêve, je connais. Non seulement j’ai une excellente mémoire car je connais bien les habitudes de tous les villageois mais aucun ne soupçonne l’autre partie de ma vie, celle que je ne montre jamais, mes racines. On a tous des racines, vous les hommes aussi. Certains s’en désintéressent, s’en moquent même et d’autres comme moi en prennent soin.
    Mais cette année on me coupe le tronc, comme à vous humains on vous couperait la tête ! Et tout ça parce que je me fendille ? Ce n’est pas eux qui, un jour d’orage, ont reçu la foudre ! Il paraît même que je présente un risque pour la mairie et pour vous. Chez nous, les vieux arbres, on est vénérés, on nous confie des secrets, on grave des serments d’amour sur nos écorces, on fait des couronnes de mes feuilles. Chez nous, les vieux on les respecte !
    Et voilà, mes faines ne naîtront pas cette année, ni rongeurs ni oiseaux ne s’en nourriront, à moins que ces derniers ne les éparpillent et donnent lieux à de futurs plans, plus loin. Et que renaissent mes feuilles, brillantes et légèrement coriaces, passant du vert tendre au vert prairie pour foncer ensuite en vert gazon, se ternir épousant le vert kaki jusqu’à prendre un teint cuivré pour mourir mais toujours rester sur les branches !
    Voilà, c’est ça mon rêve prochain ! Je suis hêtre de tout mon être, mes feuilles et mes racines pourraient encore vous en raconter de bien belles histoires !

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