Atelier avril

Aujourd’hui vous écrirez une histoire de marionnettes ou une anecdote  qui se déroule dans un théâtre.

Il s’agit d’écrire à la première personne et au présent.

Belle inspiration et

à vos plumes

Hits: 54

4 réponses à Atelier avril

  1. Claude Klein dit :

    UN THEATRE DE MARIONNETTES ?

    Théâtre de Marionnette ? Une description dans des livres. Rien de concret pour la petite fille des îles. Chez elle, pas de théâtre de marionnettes. Alors elle l’imagine et le projette sur les danseurs de séga qui tournoient au son des ravanes autour du feu de bois à Rivière Noire. Là, où, au XVIIè siècle, se sont réfugiés les esclaves libérés. A l’ouest de l’île dans le Morne Brabant inaccessible à qui ne connaît pas les sentiers invisibles.
    Les danseuses – larges jupes de coton coloré et hauts blancs – virevoltent, la souplesse de leurs reins impressionnante pour qui a du mal à se déhancher. Leurs partenaires – corsaires rayés et chemises blanches – les accompagnent dans cette danse provocante. Ils jouent les aguicheurs aguichés. Les couples se rapprochent et s’éloignent. Ils se frôlent, se penchent à se toucher, l’un vers l’autre avant de vite se détourner dans le mouvement du félin prêt à bondir sur sa proie et qui, soudain, pour le plaisir, se décide à jouer encore un peu les prolongations.
    A chaque fois, les spectateurs ont retenu leur souffle. A chaque fois, ils ont tapé dans les mains et exhalé un soupir d’excitation. La danse est prenante, les paroles pleines d’humour, et, la voix rauque du Ségatier envoûtante. Tout participant revit, en et pour lui-même, les pulsions premières du jeu de la séduction. Emporté par le rythme, il est gagné par le dieu de la danse et du chant.
    Ici, pas de marionnettes. Pourtant, les ficelles sont tirées par l’instinct primordial de cette relation. Et là, comme chez les marionnettes, les personnages ne sont pas complètement maîtres de leur destin. Qui assiste, non plus. L’impassibilité et la neutralité, n’existent pas devant la crudité de ce que ressentent l’homme et la femme. Libérés de leurs chaînes, les Ségatiers l’expriment. Le Séga est danse de vie.

  2. Marie-Pierre dit :

    Personne ne semble remarquer qu’Amélie ne parle pas et ne participe que très mollement aux préparatifs du spectacle de ce soir.

    Elle essaye de se consacrer sur ses tâches car si elle se met à penser ses yeux s’emplissent de larmes. Encore une fois le directeur artistique de la troupe lui a refusé les rôles des Zanni. Elle ne sera ni Arlequin ni Scapin ni Polichinelle, elle ne sera pas même pas une amoureuse, mais comme toujours ce vieux rat de Pantalone.

    Elle se force à installer les accessoires avec plus d’entrain. Elle n’a pas envie qu’on lui demande ce qui lui arrive. Ils savent qu’elle veut changer de marionnette. Et toujours ils lui rétorquent à l’unisson que personne ne sait jouer Pantalone aussi bien qu’elle.

    Si elle entend ce compliment encore une fois, elle quitte la troupe, abandonne les marionnettes et rejoint la ligue d’improvisation. Il verrait alors si personne ne peut faire Pantalone…

    Comme Amélie avance très vite avec les accessoires, Florent qui ce soir sera Arlequin décide de s’offrir une pause avant le spectacle. Armé de ses cigarettes, de son portable et d’une boisson énergisante, il sort dans le parking pour se blottir dans son coin favori.

    Absorbé par la lecture d’un message, il ne remarque pas le litre de lait renversé par la femme du bâtiment D. Il glisse et tombe lourdement. Son coude se retourne et il hurle.

    Toute la troupe, alertée par les cris de Florent, sort sur le parking et découvre à terre avec un bras gauche dans une étrange position.

    Très vite, Valentin, le directeur artistique comprend qu’il doit conduire son acteur favori aux urgences. Le spectacle peut commencer sans lui mais pas sans les acteurs.

    – On va laisser tomber les scènes entre Pantalone et ses filles. Vanessa tu feras la présentation à ma place, Amélie tu seras Arlequin…

  3. Odile zeller dit :

    Un petit théâtre de marionnettes à l’italienne. Arlequin y joue avec Colombine. Le gendarme veille dans les coulisses. Oh ce gendarme… il me rappelle les jeux de mon Amandine. Elle aimait manipuler les marionnettes du bout des doigts. Je la trouvais couchée entre cour et jardin dans une gymnastique difficile. Les poupées constituaient le public. Mon adorable petite fille voulait tout à la fois être marionnettiste et spectatrice.
    Cela fonctionnait mal. Le Castelet tombait souvent et les poupées n’applaudissaient jamais. Quant au petit frère il s’endormait avant la fin de la représentation.

    Quand j’ai trouvé ce petit théâtre à l’italienne, je n’ai pas hésité mais à l’heure d’internet les séries vidéo ont détrôné les marionnettes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.