Sixième défi de la francophonie

Pour le sixième défi de cette semaine de la francophonie, vous avez deux possibilités :

la première est rédiger la suite de l’un de vos textes en vous laissant porter par la dynamique de l’écriture,

la seconde est de relire les textes écrits, de leur trouver un ordre et d’écrire le texte qui semble manquer.

Vous pourriez également pour valider ce rangement provisoire rédiger en quelques lignes le synopsis ainsi créé.

Les textes du cinquième défi sont ici.

Bonne écriture et à demain

la plume romaine

Les droits sont réservés sous la forme CC Creative Commons

8 réponses à Sixième défi de la francophonie

  1. Emilie dit :

    J’ai changé la fin, l’autre ne me convenait pas vraiment:

    Tout ça s’est passé il y a trente ans. Nos actions se sont déroulées comme prévu, et personne n’a rien soupçonné. Baptiste et moi sommes devenus inséparables. Nous avons décidé de continuer dans cette voie. Nous sommes devenus avocats. En défendant la veuve et l’orphelin nous poursuivons notre lutte de justice. Nous n’avons pas trahi ces deux ados paumés que nous étions. Nous gardons un œil sur eux. A moins que ce ne soit l’inverse…

  2. Emilie dit :

    Tout ça s’est passé il y a un an, nos actions se sont déroulées comme sur des roulettes, et surtout personne ne soupçonne quoique ce soit. Baptiste et moi on est super potes. Il parait que moins par moins ça fait plus. C’est vrai que nos deux histoires à la con en font maintenant une plus sympa. On n’est jamais aussi fort qu’à deux, c’est notre devise !

  3. Marc dit :

    Malaïka, la petite fille de Fatou s’accrochait au bras de Titi et souriait .
    – Monsieur Momo, il t’attend là-bas ! dit-elle, montrant du doigt la sortie au moment où la voix caverneuse du commentateur annonçait la prestation de Palivot.
    Titi quitta à regret la salle du défilé, et retrouva le petit homme chétif et gris qui l’attendait à la réception de l’hôtel. Il avait ôté sa casquette et, l’air inquiet, grattait son crâne d’albâtre d’un index douteux.
    – Y a bien des asiatiques qui étaient après la petite, dit Momo. Trois. Deux grands costauds et une petite dame. Elle a posé pas mal de questions. C’est tout ce que j’ai pu savoir.
    – Pourquoi qui « étaient » ? demanda Titi
    – On ne les a pas vu depuis hier soir. Pas bon signe.
    Titi remercia son ami et retourna dans la salle bondée.
    – C’est pas bon signe, avait dit le chat.
    – Superbe robe d’organdi bleu ciel et satin blanc, bustier cintré rehaussé d’une fine broderie de soie sur l’encolure et les poignets mousquetaires, psalmodia le speaker.
    Titi se rapprochant de Fatou et de Myriam leur livra les informations, peu rassurantes, que venait de lui fournir Momo.
    Palivot dont le défilé était achevé, salua le jury avec un sourire obséquieux, descendit du podium quand Titi aperçut deux silhouettes carrées s’engouffrer derrière lui dans les coulisses. Intriguées, les deux femmes avaient, elles aussi, repéré les deux chinois.
    Titi n’aimait pas la tournure que prenaient les choses. Il aspirait au calme et n’avait absolument aucune envie d’être mêlé à une histoire de mafia chinoise, russe ou moldo-slovaque ! Sa vie c’était la rue, pas le ring. Il n’était revenu en ville que pour retrouver ses amis qu’il n’avait pas vu depuis l’affaire des rideaux de fer. Et si les choses tournaient mal , il n’avait aucune envie de se retrouver nez à nez avec la Tête du Dragon. La petite Xinh était en danger, c’est certain, mais qu’y pouvait-il ? Et que venait faire le coiffeur dans cette histoire ?
    – T’aimerais bien le savoir, avait dit le chat.,

  4. Odile zeller dit :

    Le synopsis : une poupée raconte son parcours
    Création d’une artiste, exposition dans un musée, réaction de la foule, extase d’une petite fille pour cette poupée, évacuation du musée et disparition de la poupée, le sac à dos plein de la petite Lola mais uniquement de la documentation sa sœur Maria mène l’enquete. Coupable : l’un des installateurs de l’exposition pour revendre la poupée il sait que l’alarme autour de la poupée n’existe pas mais il déclenche l’alarme ailleurs pour détourner l’athée tion

    Manquent la fin découverte du coupable
    C’est Maria qui parle.

  5. martine dit :

    Synopsis d'”une semaine à Nice ”

    ordre des textes : arrivée à Nice,(rupture d’elena,) la poupée description, la poupée (texte manquant de contexte ci dessus ) , le congrès fuite au cimetière, rencontre avec silvia, soirée avec silvia, silvia et la poupée.

  6. martine dit :

    Texte de Martine. Le texte qui manque

    Et de fait, alors que j’ai 38 ans et une famille, que je ne suis pas si conservatrice, cette poupée je la possède toujours , je l’ai gardée par delà les années : celles de l’enfance , de l’adolescence , les longues années d’études où elle m’a tenu compagnie dans la chambre sous les toits que j’occupais et les deux déménagements de mon couple et de ma famille. Etudiante à l’orée de l’âge adulte, dans les 6m2 de ma première chambre , avec un horizon de zincs parisiens nous nous tenions compagnie, elle et moi . Elle était un autre moi-même , me rassérenait dans les épreuves, les examens , les concours , les chagrins d’amour, les premiers jobs où je partais parfois au loin pour travailler, que je vivais comme des aventures.
    Toujours j’ai eu soin d’elle ou plutôt je l’ai respectée et elle n’est pas abîmée. Comme elle est toujours restée en chambre, ses couleurs sont intactes et n’ont jamais été insolées ni déteintes. Je l’avais d’ailleurs déjà gardée religieusement enfant, quand un an après sa confection , un déménagement de notre famille me fit quitter Suzanne, la tata, ma nourrice , celle qui n’était pas ma tante mais un morceau de paradis connu de moi seule. Sans doute m’aida t-elle à affronter la douleur et le vide de cette séparation. Douleur qui ne s’est jamais vraiment comblée. J’aurais bientôt quarante ans mais la nostalgie de mon enfance à Montmartre et de Suzanne demeure encore par moments alors que j’en avais 5 quand elle a cessé de me garder et quatre quand elle a confectionné la poupée.
    Alors, enfant je parlais secrètement à la poupée comme pour confier à Suzanne ce qu’était devenue ma vie. Suzanne, je la voyais encore , autant que je pouvais , aussi souvent qu’elle pouvait venir me chercher pour m’emmener à nouveau à Montmartre.
    Suzanne est morte depuis plus de dix ans maintenant mais la poupée a tenu un rôle, silencieux et le plus souvent hors de mon regard à la fois d’objet protecteur et de confident. Et elle est restée intacte.
    Pourquoi l’ai je amenée à Nice ? Car enfin je ne l’emmène pas partout tout de même !
    Il m’est venu l’idée d’en confectionner une à chacune de mes deux filles avec des tissus provençaux que je trouverai sur place. C’est la première fois que je m’autorisais une semaine d’activités professionnelles et de temps libre sans elles , sans doute cette séparation m’impressionnait elle et me culpabilisait elle quelque peu , et, voulant les prémunir d’autres douleurs et d’autres séparations souhaitais-je leur offrir en cadeau au retour un objet comme le mien qui les accompagnerait ou simplement les séduirait ou les surprendrait.
    Et puis , j’ai toujours aimé les travaux manuels, ils me délassent et ont un effet méditatif . L’idée de confectionner des poupées sur les temps libres m’a paru séduisante pour me dégager de la tension d’un grand congrès international.
    Les relations n’y sont pas faciles, il y a tant de monde , qu’à peine a t-on reconnu et salué quelqu’un qu’on le perd en saluant quelqu’un d’autre. Tout va très vite. L’intimité est très difficile dans les grands groupes , or l’intimité , c’est ce que j’aime. D’ailleurs j’avais pensé vivre ce congrès avec Eléna. Les choses ne surviennent jamais ni comme on les craint ni comme on les espère.
    Mais j’avoue cependant que la solitude qui m’a surprise de plein fouet n’est pas sans me séduire. Ce matin, j’ai marché tôt le long de la mer jusqu’au cours Catleya au marché aux fleurs , je m’y suis attablée pour prendre un café et un croissant, seule avec un plaisir immense presque coupable. Je ne pense même plus à Elena depuis le premier jour, j’y penserai sans doute plus tard ou au retour , je vis , avec surprise ,une expérience de plénitude. Il est peu probable que je confectionne les poupées finalement. Je suis trop prise par l’intensité de ce que je vis et ai tant envie d’en profiter et de dilater le temps. Mais c’est quand même une bonne idée d’avoir emmené ma poupée : à elle seule je peux confier le bonheur étrange que je ressens, pour la première fois, ici à Nice et auquel je ne me serais jamais attendu. A Nice pour l’éternité et quelques jours encore.

    • Odile zeller dit :

      Un très beau texte une piste : faire entrer Suzanne dans le texte. En faire l’antithèse d’Elena. Sylvia serait la continuité de Suzanne. Il y a peut être une femme de trop. Le texte est court. Juste des suggestions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *